Cette décision émane du Vice-gouverneur du Sud-Kivu en charge des questions politiques, administratives et juridiques, assurant l’intérim du Gouverneur de province actuellement en déplacement.
L’annonce a été faite samedi 8 février 2026, au cours d’une rencontre stratégique avec les responsables des institutions estudiantines opérant dans l’ensemble des zones dites libérées du Sud-Kivu. Les échanges se sont déroulés dans la grande salle de l’Auditorium de la Femme, située dans la commune d’Ibanda, quartier Ndendere, à Bukavu.
Dans son allocution, l’autorité provinciale a placé ces assises sous le signe de la paix, de la responsabilité collective et d’une réflexion approfondie sur l’avenir de l’éducation.
L’objectif était d’éclairer les responsables éducatifs sur les causes profondes de la crise persistante que traverse le pays, tout en les associant à la construction d’un nouveau modèle éducatif adapté aux zones sous contrôle de l’AFC-M23.
Les deux heures d’échanges ont été marquées par une forte mobilisation des acteurs du secteur éducatif, traduisant leur intérêt et leur engagement en faveur d’une éducation consciente, citoyenne et porteuse d’espoir pour les générations futures.
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Prenant la parole, le Gouverneur ad intérim du Sud-Kivu, Dunia Bwenge Doux, a rendu un vibrant hommage aux chefs d’établissements universitaires et supérieurs ainsi qu’à l’ensemble des professionnels de l’éducation.
Il a salué leur dévouement constant à la formation scientifique, au développement mental et intégral de la jeunesse, ainsi qu’à la promotion du patriotisme et de la citoyenneté responsable.
Dans un discours à la fois pédagogique et explicatif, l’autorité provinciale a ensuite consacré l’essentiel de son intervention à l’exposé des causes de l’opposition armée persistante entre le mouvement révolutionnaire et le régime de Kinshasa.
Il a pointé du doigt plusieurs facteurs majeurs, notamment l’injustice sociale, la corruption généralisée, les détournements de fonds publics, les fraudes électorales, le tribalisme, l’incompétence institutionnelle, l’ingratitude politique, ainsi que les massacres et tueries ayant endeuillé de nombreuses communautés.
Le Gouverneur ad intérim a également dénoncé la ségrégation ethnique, l’escroquerie systémique et le manque de considération envers des populations meurtries depuis des décennies, estimant que ces réalités constituent le socle des revendications portées par le mouvement révolutionnaire.
S’adressant plus particulièrement au secteur éducatif, Dunia Bwenge Doux a tenu à rassurer sur l’avenir de l’enseignement supérieur et universitaire dans les zones sous contrôle de l’AFC-M23.
Il a toutefois instruit les gestionnaires à suspendre toute prime en faveur des responsables ayant choisi Kinshasa comme lieu de refuge, les mettant en garde contre d’éventuelles conséquences administratives.
En conclusion, l’autorité provinciale a précisé que tous les responsables ayant abandonné Bukavu pour des raisons liées au conflit ne pourront plus prétendre à des avantages institutionnels locaux et ne percevront désormais que les salaires reconnus par le ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire.






























































