Pour la Nouvelle Dynamique de la société civile du groupement de Mudusa, les centres de santé jouent un rôle essentiel dans la fourniture des soins de santé primaires. Ils offrent notamment des soins médicaux de base, la vaccination, le suivi prénatal et postnatal, le dépistage du VIH, le traitement du paludisme ainsi que les services de planification familiale. Ces prestations constituent le socle d’un système de santé communautaire efficace et équitable.
Elvis Cirimwami son Président souligne que les dispensaires, structures généralement plus modestes, sont censés se limiter à des soins de base, tandis que les pharmacies ont pour mission principale la délivrance des médicaments et des produits de santé. Or, déplore celui-ci, dans la zone de santé de Nyantende, cette distinction fondamentale est de plus en plus ignorée, au mépris des normes sanitaires en vigueur.
Notre source indique que de nombreuses structures s’arrogent aujourd’hui des services réservés aux hôpitaux de référence : hospitalisation prolongée, actes de grande chirurgie, voire transfusions sanguines réalisées sans banque de sang. Plus grave encore, certaines de ces interventions sont pratiquées dans des établissements dépourvus d’électricité, d’équipements adéquats et de personnel qualifié, exposant les patients à des risques extrêmes.
Les conditions matérielles observées sont tout aussi alarmantes. Des maternités fonctionnent dans des locaux exigus et insalubres, des pharmacies sont confiées à des enfants de moins de douze ans, et plusieurs structures ne disposent ni d’incinérateur ni de systèmes appropriés de gestion des déchets biomédicaux. Une situation qualifiée d’inacceptable par de nombreux acteurs communautaires.
Le Président de la Nouvelle Dynamique de la Société Civile de Mudusa renchéri que cette prolifération incontrôlée a pour conséquence directe une dégradation de la qualité des soins. L’absence de contrôle et de réglementation effective par les autorités compétentes, notamment le Médecin Chef de Zone (MCZ), favorise une anarchie sanitaire dont les premières victimes sont les patients, souvent contraints de recourir à ces services par manque d’alternatives.
Selon la NDSCI Mudusa, plusieurs de ces structures ne sont même pas enregistrées auprès de la zone de santé de Nyantende et opèrent clandestinement. Cette illégalité s’accompagne de pratiques abusives telles que la surfacturation des soins et contribue à la multiplication de décès évitables au sein de la communauté.
Face à cette situation, la NDSCI Mudusa appelle le MCZ à instruire l’ensemble des infirmiers titulaires de la zone de santé afin qu’ils identifient et recensent toutes les structures sanitaires présentes dans leurs aires de santé respectives. Un tel travail de cartographie permettrait une surveillance accrue et l’application de sanctions à l’encontre des établissements ne respectant pas les normes requises.
L’objectif affiché est clair : mettre fin à l’anarchie sanitaire qui gangrène la zone de santé de Nyantende. Pour la NDSCI Mudusa, seule une action ferme et coordonnée des autorités sanitaires peut restaurer la confiance de la population et garantir des soins sûrs, accessibles et de qualité.
Enfin, la NDSCI Mudusa se réserve le droit d’interpeller le MCZ sur les causes profondes de cette prolifération : s’agit-il d’une augmentation réelle de la demande en soins, d’initiatives privées incontrôlées ou d’un déficit d’infrastructures publiques ? Si tel est le cas, elle plaide pour la construction d’un deuxième, voire d’un troisième hôpital dans la zone de santé de Nyantende, notamment à Mudusa, afin de répondre durablement aux besoins sanitaires croissants de la population.






























































