Commandant en chef, Félix Tshisekedi change désormais de fusil d’épaule. De son langage pacifique, il durcit le ton contre le Rwanda qu’il pointe ouvertement pour ses visées expansionnistes. Un pays qui a refusé, dit-il, la voie pacifique en optant pour le chaos et la violence dans la région.
Tshisekedi se sent trahi dans sa bonne foi de favoriser les relations gagnant-gagnant avec certains pays voisins qui ont préféré maintenir l’économie de contrebande. Face à la décision de Kigali d’armer le M23 pour endeuiller l’Est de la RDC et poursuivre le pillage des ressources naturelles du Congo-Kinshasa, Félix Tshisekedi appelle l’armée à défendre le pays et à se battre avec hargne pour sauvegarder son intégrité. Au même moment, les centres de recrutement seront bientôt ouverts sur l’ensemble du pays pour enrôler les jeunes dans l’armée. Pour ce faire, a-t-il dit, le chef d’Eat-major des FARDC a été déjà instruit.
Appel à la classe politique à taire les divergences
Félix Tshisekedi a demandé une pause pour les chamailleries politiques. Aux acteurs politiques, toutes tendances confondues, le président rappelle que l’heure est grave. Il faut taire les divergences pour sauver la patrie en danger. “Restons unis derrière nos forces de défense et de sécurité”, a-t-il insisté. Foi de Tshisekedi, “ensemble, engagés, nous pouvons changer le monde”.
200.000 Congolais déplacés
Avec pincement au cœur, le président de la République a indiqué que 200 mille Congolais ont fui les zones de combat. “Ils sont sans logis, sans nourriture”, a-t-il déploré. Voilà pourquoi il a appelé à un élan de solidarité pour alléger les fardeaux de tous ces déplacés.
Gare aux traîtres
Les traîtres à la nation subiront le châtiment exemplaire. Tous ceux qui se font complices des agresseurs seront sévèrement punis. Civil ou politique, tout le monde est prévenu. Félix Tshisekedi a été tranchant. Il n’accordera aucun pardon. Au même moment, il exhorte les Congolais à ne pas s’attaquer aux communautés d’expression Rwandophone pour ne pas donner l’alibi à ceux qui pensent utiliser la stigmatisation comme fond de commerce pour faire accrediter leur thèse macabre.
Jeremie Baraka






























































