Situé dans le groupement de Mumosho, au sud du territoire de Kabare, en province du Sud-Kivu, cet hôpital autrefois respecté s’enfonce dans une déchéance qui choque les consciences et interroge la responsabilité collective.
Hier encore présenté comme un véritable bijou médical et l’unique référence sanitaire de la zone, l’hôpital de Nyantende n’est plus que l’ombre de lui-même, miné par une gestion hasardeuse et une indifférence glaçante.
Dans le pavillon pédiatrique, les pathologies se multiplient : rougeole, tuberculose, infections respiratoires aiguës et autres maladies évitables y font des ravages quotidiens sur des corps fragiles.
Faute d’infrastructures et de lits suffisants, jusqu’à sept enfants sont entassés sur un même matelas, contraints de partager sueur, fièvre et douleur dans une promiscuité indécente.
D’autres, pourtant officiellement internés, demeurent sans soins adéquats, privés de médicaments, de suivi médical régulier et parfois même de la simple présence d’un soignant.
Dans ce chaos sanitaire, la mort s’invite sans bruit : des enfants succombent non seulement à leurs maladies, mais surtout aux conditions précaires et inhumaines qui aggravent leur état.
Les installations internes délabrées, l’insalubrité criante et le manque d’hygiène transforment l’hôpital en foyer de contamination permanente, générant de nouvelles maladies au lieu de les combattre.
Cette situation dramatique ne se limite pas à la pédiatrie : plusieurs autres services subissent les conséquences de ce naufrage organisationnel, paralysant l’ensemble de la structure.
Face à ce désastre, la gestion de l’hôpital brille par son silence et son immobilisme, laissant planer l’impression d’un abandon pur et simple des patients les plus vulnérables.
Les autorités sanitaires provinciales, pourtant garantes du droit à la santé, semblent regarder ailleurs pendant que des enfants paient le prix fort de cette incurie.
Au cours de descentes discrètes menées à Nyantende, la Rédaction de notre Média a pu constater l’ampleur de la catastrophe et condamne avec fermeté les traitements infligés à ces jeunes patients.
Les images recueillies sur place sont à la fois révoltantes et vexatoires : des salles surpeuplées, des lits improvisés, des regards d’enfants épuisés par la douleur et l’abandon.
Ce qui se passe à Nyantende n’est pas un simple dysfonctionnement, c’est une violation flagrante de la dignité humaine et du droit fondamental aux soins de qualité.
Il est urgent que des mesures courageuses soient prises, que les responsabilités soient situées et que l’hôpital de Nyantende cesse d’être un symbole de honte pour redevenir un sanctuaire de vie.





























































