L’organisation dénonce une mesure « impopulaire » et appelle à une mobilisation nationale pour empêcher sa mise en œuvre.
Dans ce document signé par Jean-Bosco Lalo Kpasha, premier vice-président national et porte-parole de la SCFV, la plateforme citoyenne dit avoir appris la décision gouvernementale « avec beaucoup d’émoi ».
Elle affirme se ranger du côté de nombreux Congolais ayant déjà exprimé leur désaccord face à un projet dont les contours restent, selon elle, flous.
La Société civile justifie sa position en évoquant les précédentes expériences du pays en matière d’accueil de populations étrangères. Elle cite notamment l’installation de réfugiés rwandais en 1994, ainsi que la présence prolongée de réfugiés sud-soudanais en Ituri.
Le communiqué fait également référence à l’activisme de groupes armés comme les ADF/NALU et la LRA, qui ont marqué durablement certaines régions du pays.
Au-delà de ces précédents, la SCFV met en avant les défis internes persistants liés aux déplacements de populations à travers le territoire national, notamment entre le Kasaï, le Katanga et les provinces de l’Est. Elle s’interroge ainsi sur la capacité de l’État à gérer un nouveau flux migratoire alors que, selon elle, la maîtrise des mouvements internes reste problématique.
L’organisation pointe également un manque de transparence autour du projet.
« Ni le nombre de migrants concernés, ni leurs nationalités, ni la durée de leur séjour ne sont connus », souligne-t-elle, évoquant des risques d’aggravation d’une crise déjà « multidimensionnelle », sur les plans sécuritaire, économique et humanitaire.
En conclusion, la Société civile Forces Vives appelle la population congolaise à « faire bloc » pour s’opposer à cette initiative qu’elle juge préjudiciable à la stabilité du pays.
À ce stade, aucune réaction officielle du gouvernement n’a encore été rendue publique en réponse à ces préoccupations.


























































