S’exprimant devant ses partisans, Moïse Nyarugabo a fustigé les pratiques politiques qu’il juge arrogantes et déconnectées des aspirations du peuple :
« Ceux qui pensent que la République leur appartient, qu’ils peuvent la tourner et la retourner sans façon, à leur guise, au gré de leurs humeurs, afin de satisfaire leur égo et tout le monde applaudit à genoux à la gloire du roi soleil, se trompent. »
Par ces mots, Nyarugabo dénonce la personnalisation du pouvoir et l’élévation de certains dirigeants au rang de « monarques modernes », au détriment des institutions républicaines et du principe de l’État de droit.
Pour l’ancien sénateur, la République ne peut être confondue avec un individu ou un clan politique. Elle doit rester un bien commun, fondé sur la justice, l’égalité et la participation de tous les citoyens. Son discours s’inscrit dans une série de critiques formulées par divers acteurs politiques et de la société civile contre ce qu’ils perçoivent comme une concentration excessive du pouvoir à Kinshasa.
Si Moïse Nyarugabo ne cite pas explicitement de noms, son message est largement perçu comme une interpellation directe au pouvoir en place et à ses pratiques. Dans un pays où les débats politiques sont de plus en plus polarisés, ses propos résonnent comme un appel à la vigilance et à la résistance face à toute tentative de dérive autoritaire.
Cette sortie intervient alors que la République démocratique du Congo traverse une période de crispations institutionnelles, marquée par des procès hautement politiques, des divisions régionales, et une méfiance croissante entre le pouvoir central et certains acteurs de l’opposition.
Pour Moïse Nyarugabo, la solution passe par un retour au respect des institutions et des valeurs républicaines, loin des logiques d’égo et de culte de la personnalité.


























































