La Nouvelle Dynamique de la Société Civile de Kalehe demande au gouverneur Théo Ngwabidje Kasi, de procéder au démantèlement des camps des déplacés se trouvant dans le territoire de Kalehe et particulièrement ceux du groupement de Buzi.
Dans une lettre adressée à l’autorité provinciale, la Nouvelle Dynamique de la Société Civile NDSCI/Kalehe, renseigne que les déplacés vivant dans ces camps arrivent à organiser des élections de leurs présidents qu’ils appellent coordinateurs, vêtus d’un pouvoir de gestion administrative et ne dépendant pas des autorités de cette entité, du fait que ces coordinateurs gèrent aussi des entités découpées en blocs administratifs.
“Il sied en outre de vous informer en passant que ces fameux camps Vatican des déplacés échappent, non seulement à tout contrôle administratif des autorités locales mais aussi à toute procédure judiciaire (cas de perquisition en cas de suspicion après un crime). La société civile ayant entre autres le rôle de contribuer à la sécurité de la population, émet des craintes que ces camps soient transformés en des cachettes des criminels, de certains de nos biens volés dans la cité, dans nos champs et pourquoi pas des armées”, peut-on lire dans cette correspondance.
Le président de la NDSCI/Kalehe, Didier Misuka, révèle que suite aux doléances et accusations des populations de ce territoire qui ne cessent d’abonder, relativement aux “abus et actes Ignobles” dont elle est victime de la part des déplacés, la NDSCI indique que ces camps datent de près de 2 décennies sans que les motifs valables de leurs présences ne soient connus, du fait que la cause de la migration des populations ayant pris réfuge à Buzi n’est plus, précisant de même que le calme et la stabilité étant déjà rétablie dans leurs milieux respectifs.
Didier Misuka demande en outre aux organisations non gouvernementales tant nationales qu’internationales oeuvrant dans cette zone de ne plus assister ces déplacés.
Claude Musengero