Selon les informations recueillies auprès du défenseur des droits de l’homme, Me Amani Lwamba Shadrack, président national du Parlement Citoyen pour la Démocratie et la Bonne Gouvernance – Baraza la Raiya (PCDBG-BR/ Asbl-DDH), la violence des rafales a emporté les toitures, exposant les salles de classe aux intempéries. Si aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, les dégâts matériels sont considérables et compromettent sérieusement la reprise normale des activités scolaires.
Au-delà des destructions, c’est toute une institution éducative de référence qui est aujourd’hui fragilisée. L’École primaire Ngali, considérée comme l’un des « poumons » éducatifs de la localité, a formé plusieurs générations d’élèves et joue un rôle central dans l’encadrement de la jeunesse.
Cette catastrophe survient dans un contexte particulièrement éprouvant pour les habitants de Ngali. Ces derniers mois, la zone a été le théâtre d’affrontements entre les éléments de l’AFC-M23 et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les groupes wazalendo ainsi que par l’armée burundaise. Une situation sécuritaire instable qui a déjà fortement impacté les conditions de vie des populations locales.
Face à cette nouvelle épreuve, le PCDBG-BR tire la sonnette d’alarme et parle d’une véritable urgence humanitaire et éducative. Selon Me Amani Lwamba, « à l’approche de la fin des congés, des centaines d’enfants risquent de reprendre les cours en plein air, exposés aux pluies et aux maladies. Le droit à l’éducation, pilier de la démocratie, est directement menacé ».
Pour éviter une interruption prolongée des cours, l’organisation appelle à une mobilisation immédiate afin de réhabiliter les salles de classe endommagées. Les besoins prioritaires comprennent des tôles de toiture, des clous, des matériaux de charpente ainsi qu’un appui logistique et financier pour la main-d’œuvre.
Le PCDBG-BR exhorte les autorités provinciales, les partenaires humanitaires, les opérateurs économiques et toute personne de bonne volonté à contribuer à la reconstruction de cette école. « Chaque don, aussi modeste soit-il, contribuera à remettre un toit sur la tête de nos futurs citoyens », souligne Me Amani Lwamba.
En attendant une intervention urgente, l’École primaire Ngali reste à ciel ouvert, symbole d’une crise éducative aggravée par un contexte sécuritaire déjà fragile, et d’une communauté qui appelle à une solidarité immédiate pour préserver l’avenir de ses enfants.



























































