Le ministre provincial de l’Urbanisme et Habitat du Sud-Kivu, Emmanuel Ndingaya ngezi, s’en va-t-en-guerre contre les spoliateurs des domaines publics de l’État en province du Sud-Kivu. Il l’a dit cours d’une descente effectué lundi 15 septembre à l’Institut de Bagira et au foyer social de Bagira dans la ville de Bukavu.
En présence de plusieurs habitants, il a constaté avec regret le morcellement de ces domaines publics en plusieurs parcelles orchestré par des agents du service de cadastre bien identifiés et a promis de s’y impliquer.
“C’est inconcevable que des agents de l’État se donnent le lux de morceler la parcelle d’une école qui contribue à la formation des cadres de notre pays. Je vais tout faire pour punir les récalcitrants. Ils sont bien identifiés. (…) Nous allons mettre en œuvre le principe du gouverneur qui est celui de gouverner autrement. Nous allons dégagé les responsabilités et promettons que les coupables de ces actes vont subir la rigueur de la loi” a-t-il dit.
Pour sa part, le président de la société civile de Bagira gentils Kulimushi, la société civile ne menagera aucun effort pour dénoncer des animateurs.
“Nous allons continuer sans nous fatiguer avec des actions des grandes envergure pour dénoncer la spoliation des espaces publics. Ce n’est pas seulement dans la commune de Bagira mais dans presque toute la ville de Bukavu où l’on trouve des parcelles de l’État distribués en désordre à des tiers, des constructions anarchiques signalés ça et là, nous encourageons cette démarche entreprise par les autorités et promettons notre accompagnement” a dit Gentil Kulimushi.
Pointé du doigt dans cette affaire, le chef de Division du cadastre de Bukavu II, Amulonge Cikuru, rejette en bloc ces accusations et promet de fournir à l’autorité des documents prouvant son innocence.
Pour rappel, ce depuis l’année 2018 que la société civile de Bagira a dénoncé des spoliations de l’Institut de Bagira et du foyer social de Bagira. Plusieurs autres domaines publics et des parcelles privées de l’État en province ont été spoliés par des agents des services publics et ne sont pas récupérés jusqu’à ce jour.
Pascal Kamanzi


























































