Les concernés avaient été appelés à restituer volontairement ces biens afin de contribuer au rétablissement de l’ordre public et de l’autorité de l’État.
Malheureusement, sur le terrain, cet appel n’a pas été respecté. Six jours après l’expiration de cet ultimatum, un reporter de la ville d’Uvira a constaté, au cours du week-end, que certains habitants continuaient de détenir ces biens et tentaient même de les faire voyager vers d’autres milieux situés hors de la ville.
Cette situation met en lumière la nécessité d’une vigilance accrue des services de sécurité. D’autant plus que même certains bâtiments relevant de ces services n’ont pas été épargnés lors des actes de pillage, ce qui fragilise davantage la confiance de la population dans les mécanismes de protection des biens publics et privés.
Pour rappel, ces pillages massifs sont survenus le 18 janvier, jour du retrait définitif des rebelles du M23 de la ville d’Uvira. Ce même jour, profitant du vide sécuritaire, des badauds ont pillé plusieurs bâtiments administratifs ainsi que des propriétés privées dans les quartiers Kimanga et Nyamianda.
Une situation qui appelle aujourd’hui à des mesures concrètes afin que les biens pillés soient récupérés, leurs auteurs identifiés et que de tels actes ne se reproduisent plus à l’avenir.
Jérémie Kuhima, depuis uvira































































