Dans un contexte toujours marqué par les tensions et les incertitudes sécuritaires dans l’est de la République démocratique du Congo, l’ONU a rendu public plusieurs préalables jugés indispensables avant tout redéploiement onusien dans cette ville stratégique du Sud-Kivu.
Ces conditions, selon Jean-Pierre Lacroix, sont liées à des garanties de sécurité aérienne et à l’ouverture de certaines infrastructures clés.
Des conditions strictes avant tout retour
Parmi les exigences posées par le chef des opérations de paix de l’ONU, figurent :
La reprise du trafic aérien à l’aéroport de Goma : momentanément fermé depuis plus d’un an en raison de l’occupation de la ville par des groupes armés, cet aéroport doit être pleinement opérationnel pour permettre à l’ONU d’organiser des vols de reconnaissance et des rotations logistiques indispensables.
L’absence de drones ou de toute autre activité aérienne hostile dans la zone d’Uvira : Jean-Pierre Lacroix insiste pour que les conditions aériennes autour de la zone soient apaisées, notamment l’absence de drones ou de brouillage des communications aériennes qui pourraient mettre en danger le personnel onusien ou gêner les opérations.
Ces conditions sécuritaires sont considérées par l’ONU comme préalables indispensables à toute première phase de déploiement, qui devrait commencer par des vols de reconnaissance aérienne avant un éventuel déploiement progressif de troupes au sol.
Un déploiement progressif envisagé
Selon les informations rapportées par RFI, la MONUSCO prévoit une stratégie en plusieurs étapes :
Évaluation aérienne du terrain, via des vols de reconnaissance, pour cartographier précisément la zone et évaluer les risques pour le personnel onusien.
Déploiement limité au sol, une fois les garanties de sécurité réunies, avec une montée en puissance progressive en coordination avec les autorités congolaises et les partenaires diplomatiques.
Actualite.cd
Jean-Pierre Lacroix souligne que ces opérations ne pourront avancer que si les conditions sécuritaires sont jugées satisfaisantes, avec la coopération des autorités congolaises et des acteurs régionaux.
Une attente forte de la population
À Uvira et dans les zones environnantes, la population suit avec attention ces perspectives. Certains habitants estiment que la présence onusienne pourrait contribuer à stabiliser durablement leur région après des mois d’insécurité, tandis que d’autres demandent des clarifications sur le rôle précis que la MONUSCO jouera face aux groupes armés présents dans l’est du pays.
Alors que Kinshasa et l’ONU poursuivent leurs échanges sur ces préalables, l’attention reste focalisée sur la situation aérienne autour de Goma et sur les conditions de sécurité à Uvira, qui pourraient déterminer l’issue de ce déploiement très attendu.
*Jérémie kuhima, depuis uvira*































































