Un jour après les écoliers de Béni, c’est au tour des femmes de la même ville dans la province du Nord-Kivu de manifester ce vendredi 23 avril 2021, dans la rue, pour exiger le rétablissement de la paix dans cette partie du pays, en proie à l’insécurité, il y a de cela plus d’une décennie.
Toutes vêtues des sacs de riz, elles scandent des cantiques d’appel à la paix. Pleurs, cris de détresse, elles se roulent par terre pour exprimer leur ras-le-bol des massacres des civils qui se sont intensifiés ces derniers jours.
La veille, vêtus d’uniforme bleu et blanc, plusieurs élèves de la ville de Beni ont manifesté pour la même cause devant la mairie.
Certains d’entre-eux ont passé la nuit de jeudi à vendredi 23 avril, à l’esplanade de l’hôtel de ville en signe de protestation contre l’insécurité persistante dans la région. Ces élèves disent attendre l’arrivée du Chef de l’Etat pour mettre un terme aux tueries dans cette partie de la RDC.
Vêtues toutes en sac blanc les femmes des toutes tendances confondues, accompagnées de certains habitants ont aussi manifestaient ce vendredi 23 avril 2021, pour cette même cause.
Pour eux, elles ont voulu demander au gouvernement congolais et à la communauté internationale d’engager des efforts afin de ramener la paix dans la ville et dans le territoire de Beni.Cette marche a commencé à la mairie de Beni en passant par le boulevard Nyamwisi pour chuter au rond-point de l’indépendance.
Après avoir fait sept fois le tour de ce rond-point, ces femmes ont organisé un sit-in et ont pleuré pour le retour de la paix à l’Est du pays en général et dans Béni en particulier.
“Nous avions voulu montrer le monde qui est la communauté internationale et surtout notre gouvernement que la femme de Beni est fatiguée par rapport à la situation qu’elle traverse : elle ne part plus au champ, elle ne fait plus rien comme activités économiques. Nous n’avons pas beaucoup à demander, sans paix, rien ne peut se faire dans ce pays car c’est la clé du développement”, a indiqué l’une de manifestante
Pour elle, la responsabilité de la femme c’est accompagner cet homme pour atteindre son objectif.
Nous venons d’apprendre à nos confrères de la Radio OKAPI que, lors de la clôture, de la manifestation cette dernière à été perturbée par un groupe de jeunes qui tentera de forcer ces femmes à descendre jusqu’à la base de la MONUSCO, alors que celles-ci voulaient rentrer chez elles. Quelques coups de feu de sommation étaient tirés pour disperser ces jeunes qui ont commencé par jeter des cailloux sur les forces de l’ordre qui encadraient ces femmes .
CRISPIN KAKULE






























































