Selon Epenge, l’ancien chef de l’État aurait tenté de conserver son influence en plaçant à la tête du pays Félix Tshisekedi, à l’issue d’une élection qu’il estime non remportée par ce dernier. Dans cette logique, Joseph Kabila pensait pouvoir diriger en coulisses grâce à un successeur qu’il croyait acquis à sa cause.
Cependant, les événements ont rapidement contredit cette stratégie. Une fois installé au pouvoir, Félix Tshisekedi s’est progressivement affranchi de l’influence de son prédécesseur, allant jusqu’à s’opposer ouvertement à celui qui avait facilité son accession à la présidence. Cette rupture a marqué un tournant dans les relations entre les deux hommes et redéfini les équilibres politiques au sommet de l’État.
Malgré ce revirement, Prince Epenge estime que cette situation ne décharge en rien l’actuel président de ses responsabilités constitutionnelles. Bien au contraire, il considère que Félix Tshisekedi, en tant que bénéficiaire d’un processus électoral contesté, a l’obligation de faire preuve d’un respect rigoureux de la Constitution.
Au cœur de ses préoccupations figure notamment la question de la limitation des mandats présidentiels. Pour Epenge, le respect de cette disposition fondamentale constitue un test décisif pour la crédibilité démocratique du chef de l’État. Tout manquement à cette règle risquerait, selon lui, de renforcer les doutes persistants quant à la légitimité de son pouvoir.
Dans un pays où les institutions restent fragiles et où la confiance des citoyens envers le processus démocratique demeure limitée, ces déclarations relancent le débat sur la gouvernance, la transparence et le respect des principes constitutionnels en RDC.

























































