Dans un communiqué rendu public ce lundi 13 avril 2026, cette structure citoyenne met en garde contre les conséquences sanitaires et sécuritaires de ce phénomène qui toucherait particulièrement la jeunesse, mais également certains chefs de familles.
Selon la société civile, cette consommation excessive entraîne déjà de graves répercussions au sein de la communauté.
Plusieurs cas de personnes dans des états critiques, qualifiés de demi-morts , auraient été enregistrés. D’autres présentent des atteintes physiques, psychologiques et mentales liées à l’abus d’alcool.
Le phénomène serait également à l’origine d’accidents et de pertes en vies humaines, aggravant davantage une situation déjà préoccupante.
À l’issue de ses observations sur le terrain, la structure évoque plusieurs facteurs explicatifs. Elle cite notamment la facilité d’accès à ces boissons aux frontières et aux ports, leur coût relativement bas sur les marchés, ainsi que le manque de contrôle dans leur importation et leur commercialisation.
S’y ajoutent l’insuffisance d’opportunités d’emploi pour les jeunes, le déficit d’encadrement psychosocial et le manque d’actions de sensibilisation sur les dangers liés à la consommation abusive d’alcool.
Parmi les produits pointés du doigt figurent plusieurs boissons fortement alcoolisées couramment consommées dans la ville, notamment Swing, Royal, Barça, Simba, Babadumbo, Kishitula et Mentos.
La société civile forces vives noyau communal d’ibanda estime que ces produits constituent une menace sérieuse pour la santé publique et la stabilité sociale.
Face à cette situation, le noyau communal d’Ibanda appelle les autorités locales, provinciales et nationales à prendre des mesures urgentes pour encadrer la commercialisation et limiter la consommation de ces boissons.
Il plaide pour un renforcement des mécanismes de contrôle, ainsi que pour la mise en place de politiques de prévention adaptées.
Dans le même élan, la société civile lance un appel à la responsabilité de la population, particulièrement aux jeunes, les invitant à renoncer à la consommation de ces boissons jugées dangereuses.
« Ces boissons fortement alcoolisées sont, en réalité, des armes de guerre qu’il convient d’abandonner », souligne le communiqué signé par Murhula Machumbiko Jean, président du noyau communal d’Ibanda.
Cette alerte intervient dans un contexte où les acteurs sociaux multiplient les initiatives pour prévenir les comportements à risque et promouvoir un environnement sain pour la jeunesse, considérée comme un pilier essentiel pour l’avenir du pays.




























































