Une initiative qui intervient dans un contexte de fortes tensions politiques et sécuritaires, notamment dans l’Est du pays.
Dès les premières heures de la matinée, plusieurs milliers de militants et sympathisants de l’UDPS se sont mobilisés dans différents quartiers de Kinshasa, avant de converger vers les principales artères du centre-ville.
Encadrée par les forces de l’ordre, la marche s’est déroulée dans un climat globalement calme, malgré d’importantes perturbations de la circulation.
Brandissant banderoles et pancartes, les manifestants ont dénoncé ce qu’ils qualifient de « rôle déstabilisateur » de l’ancien président dans la région orientale de la RDC. Plusieurs slogans ont appelé à « la justice » et à « la fin de l’impunité » pour les acteurs accusés d’alimenter les violences armées.
Au cœur de cette mobilisation, les organisateurs ont insisté sur leur soutien aux mesures prises par Washington. Le 30 avril 2026, l’administration du président américain Donald Trump a annoncé des sanctions ciblées contre Joseph Kabila, l’accusant notamment d’entretenir des liens avec des groupes armés actifs dans l’Est du pays, dont le M23.
Ces sanctions incluent le gel des avoirs aux États-Unis ainsi que des restrictions d’accès au système financier international.
Dans une déclaration lue devant les manifestants, des cadres de l’UDPS ont salué « un pas important vers la responsabilisation des acteurs impliqués dans l’insécurité à l’Est ».
Ils ont également appelé la communauté internationale à renforcer les pressions diplomatiques contre toute personne ou entité contribuant à l’instabilité dans la région.
Une délégation du parti s’est par ailleurs rendue à l’ambassade des États-Unis à Kinshasa pour y déposer un mémorandum officialisant ce soutien. Le document plaide notamment pour « la poursuite des efforts internationaux en faveur de la paix et de la sécurité en RDC ».
Du côté de l’opposition, certaines voix dénoncent toutefois une « instrumentalisation politique » de ces sanctions dans un contexte national déjà tendu.
D’autres analystes appellent à la prudence, estimant que la résolution durable de la crise sécuritaire dans l’Est du pays dépendra avant tout de solutions internes et régionales.
Depuis plusieurs années, les provinces orientales de la République démocratique du Congo restent en proie à des violences récurrentes impliquant divers groupes armés, sur fond de rivalités politiques, économiques et communautaires.
La question de la responsabilité des anciens dirigeants dans cette instabilité demeure particulièrement sensible sur la scène politique congolaise.
Cette mobilisation de l’UDPS illustre ainsi les profondes divisions qui traversent le paysage politique national, alors que les appels à la justice, à la transparence et au rétablissement de l’autorité de l’État continuent de structurer le débat public.
Christian Balemba



























































