D’après plusieurs témoignages recueillis auprès d’habitants, les victimes auraient été suspectées d’avoir mené des opérations de cambriolage durant la nuit dans plusieurs boutiques commerciales du centre.
Elles auraient été appréhendées au petit matin par des habitants avant d’être violemment prises à partie par une foule en colère. La situation a rapidement dégénéré en acte de justice populaire, conduisant à leur exécution par immolation.
Aucune intervention des forces de sécurité qui contrôlent actuellement l’entité n’a été signalée au moment des faits, selon les sources locales. Le bilan humain se limite, à ce stade, aux deux victimes, dont les identités n’ont pas été officiellement confirmées.
Cet incident s’inscrit dans un contexte marqué par une recrudescence des cas de justice populaire dans certaines zones du Sud-Kivu.
Des acteurs de la société civile dénoncent une dérive inquiétante, attribuée notamment à l’insécurité persistante, à la méfiance vis-à-vis des institutions pouvant aider à mettre fin à un tel différend et à l’absence perçue de réponse rapide des autorités face aux actes de criminalité.
Contactées, les autorités locales n’avaient pas encore réagi officiellement au moment de la publication. Plusieurs organisations citoyennes appellent à l’ouverture d’une enquête afin d’établir les responsabilités, tout en rappelant que le lynchage constitue une violation grave des droits humains et du principe de l’État de droit.
Elles exhortent par ailleurs les autorités en place à Ciherano à renforcer les dispositifs de sécurité et à intensifier les campagnes de sensibilisation pour prévenir le recours à la justice populaire.





























































