Ces décisions faisaient suite à une réunion tenue la veille avec les opérateurs économiques du secteur, les associations de transporteurs ainsi que la Police Révolutionnaire Congolaise. Objectif affiché : mettre fin aux dérives observées dans la circulation urbaine et imposer le respect strict des règles établies.
Parmi les principales dispositions, les autorités maintiennent déjà les tarifs de transport tels que fixés début avril. En parallèle, les motos et les tricycles, communément appelés bajaj, sont désormais interdits de circulation sur les boulevards de la ville, une mesure qui pourrait impacter significativement la mobilité urbaine.
Autre annonce majeure : la fin, au 25 avril, du délai de grâce accordé aux transporteurs pour se conformer aux obligations administratives, notamment le paiement de l’assurance et l’enregistrement auprès du BED.
Dès le 27 avril, une opération de contrôle sera lancée par la police de circulation routière. Celle-ci ciblera exclusivement les véhicules de transport en commun, qui devront présenter des documents en règle, afficher clairement leurs tarifs et appartenances associatives, et se conformer au port obligatoire du gilet pour les conducteurs de motos et bajaj.
Les autorités insistent également sur l’état technique des engins en circulation. Tout véhicule présentant des défaillances mécaniques, des fuites ou des émissions excessives de fumée sera considéré en infraction, en attendant l’instauration effective du contrôle technique.
Enfin, un appel est lancé à l’ensemble des usagers de la route au respect du code de la route et des passages piétons. Le ton se veut ferme : les contrevenants s’exposent à des sanctions sévères conformément à la législation en vigueur.
Ces mesures traduisent la volonté des autorités de Sud-Kivu de restaurer l’ordre dans un secteur souvent pointé du doigt pour son anarchie, dans un contexte urbain marqué par une forte pression sur les infrastructures routières.





























































