Dans un communiqué publié mercredi, 28 mai 2026 cette structure citoyenne fait état d’un bilan préoccupant marqué par des habitations parties en fumée, des pertes en vies humaines ainsi que d’importants dégâts matériels.
Selon la NDSCI, plusieurs sinistres seraient provoqués par des installations électriques défectueuses ou anarchiques, des raccordements frauduleux au réseau électrique, mais aussi par une utilisation non sécurisée des panneaux solaires, des groupes électrogènes communautaires appelés localement kigroupé, ainsi que des braseros de cuisine laissés sans surveillance.
« Plusieurs familles ont perdu leurs biens de valeur. Certaines maisons ont même été démolies volontairement afin d’empêcher la propagation des flammes », indique le communiqué signé par Elvis Cirimwami, président de la NDSCI Mudusa.
Face à cette situation, l’organisation appelle les habitants à renforcer les mesures de prévention afin de limiter les risques d’incendies pendant la saison sèche, une période généralement caractérisée par une propagation rapide du feu dans les zones à forte densité d’habitation.
Parmi les recommandations formulées figurent l’abandon des installations électriques non conformes, la lutte contre la fraude sur le courant électrique, l’interdiction du stockage de carburant sans dispositifs de sécurité adaptés ainsi que la nécessité de ne jamais laisser un brasero allumé sans surveillance.
La société civile interpelle également la Société nationale d’électricité (SNEL). Elle demande à l’entreprise publique de mieux réguler la distribution du courant dans les zones non couvertes par le système cash power et de déployer des techniciens dans plusieurs coordinations locales du groupement de Mudusa, notamment à Kabungo, Mulonge et Buhozi, afin de faciliter les interventions techniques et la réparation rapide des pannes.
Autre sujet de préoccupation soulevé par la NDSCI : le partage de certains poteaux électriques entre le réseau de la SNEL et des groupes électrogènes privés.
Selon cette structure, cette pratique favoriserait des perturbations électriques et exposerait davantage les habitants aux risques d’incendie, particulièrement en cas de branchements clandestins.
L’organisation appelle ainsi l’Agence de Panzi, chargée de la supervision du cabinet de Buhozi-Kasihe, à faire respecter l’interdiction de cette pratique qu’elle estime encore tolérée dans plusieurs quartiers.
Dans cette partie du territoire de Kabare, les incendies domestiques demeurent une source récurrente d’inquiétude pour les habitants, notamment en raison de la promiscuité des habitations, de la fragilité des installations électriques et du manque de services de secours adaptés.
« Agissons avant qu’il ne soit tard », conclut la NDSCI dans son message adressé aux autorités locales, aux services techniques et à la population.



























































