Réagissant aux accusations formulées par certains responsables de l’opposition, le secrétaire général du parti présidentiel, Augustin Kabuya, a rejeté les allégations mettant en cause la « Force du progrès », mouvement de jeunes généralement associé à l’UDPS.
Selon lui, aucune preuve ne permet d’établir la responsabilité de ce groupe dans les violences signalées lors de la dispersion du rassemblement.
L’acteur du parti au pouvoir estime que des individus auraient été délibérément instrumentalisés afin de faire porter la responsabilité des incidents aux partisans de la majorité présidentielle.
Il considère que les accusations relayées à l’encontre de son camp relèvent d’une stratégie visant à discréditer l’UDPS sur la scène politique.
Augustin Kabuya soutient par ailleurs que les organisateurs avaient initialement annoncé un sit-in devant le Palais du Peuple et non une marche.
Selon lui, certains acteurs de l’opposition auraient cherché à provoquer une réaction des autorités afin de susciter une crise politique susceptible d’alimenter leurs revendications.
Fort de son expérience passée dans l’opposition, il affirme reconnaître les méthodes consistant à pousser le pouvoir à commettre des erreurs politiques exploitables.
Le secrétaire général de l’UDPS conteste également les informations faisant état de morts et de blessés lors des événements de vendredi.
Il juge prématurés les bilans avancés par certains responsables politiques et affirme qu’aucun élément vérifiable ne permet, à ce stade, de confirmer les chiffres publiquement évoqués. Il accuse en outre certains acteurs d’avoir diffusé sur les réseaux sociaux des images trompeuses ou sorties de leur contexte pour illustrer les violences présumées.
Le rassemblement de la Coalition 64, initialement présenté comme un sit-in, avait été interdit par les autorités provinciales de Kinshasa. Des tirs et l’usage de gaz lacrymogènes ont néanmoins été signalés lors de la dispersion des participants près du Palais du Peuple, dans un climat de fortes tensions.
Pour sa part, le Gouvernement Provincial de Kinshasa déplore la dramatisation de l’événement jusqu’à confirmer que plutôt 15 policiers ont été blessés et cinq autres manifestants, rejetant l’affirmation selon laquelle des vies auraient peries.


























































