En cause : une éventuelle fermeture des maisons de gardiennage de sécurité opérant dans la ville.
Dans un communiqué signé par son président, Murhula Machumbiko, l’organisation indique avoir été saisie par plusieurs responsables de sociétés de gardiennage, qui affirment avoir reçu l’ordre de suspendre leurs activités jusqu’à nouvel ordre.
Selon la Société civile, des informations recueillies auprès de différentes sources font également état d’une exigence financière qui aurait été imposée à chacune de ces entreprises.
L’organisation dit s’interroger sur la pertinence d’une telle mesure dans un contexte où Bukavu fait face à une crise économique persistante.
Pour le noyau communal d’Ibanda, les sociétés de gardiennage constituent un important vivier d’emplois pour de nombreux jeunes.
Leur fermeture pourrait, selon lui, entraîner une hausse du chômage et fragiliser davantage les conditions de vie de nombreuses familles.
La Société civile invite ainsi les autorités de l’AFC/M23 à préciser les mesures d’accompagnement prévues pour les travailleurs qui pourraient être affectés par cette décision.
Elle estime qu’une réévaluation de cette dernière serait de nature à préserver les emplois et à limiter les tensions sociales.
Cette structure de la société craint que la mesure prise par les autorités ne puisse pas être à la base de la montée de la délinquance ou d’autres formes de criminalité liées au manque d’opportunités économiques.
Enfin, l’organisation rappelle que la population de Bukavu continue de subir les effets du conflit qui affecte l’Est de la République démocratique du Congo.
Dans ce contexte, elle considère que les décisions des autorités devraient privilégier la protection des moyens de subsistance et la relance des activités génératrices d’emplois.


























































