Ils dénoncent l’absence d’un débat jugé prioritaire sur la dégradation continue de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Dans une déclaration collective, ces parlementaires conditionnent leur retour à l’ouverture d’une discussion formelle en plénière sur la crise sécuritaire, ainsi qu’à la convocation des membres du gouvernement directement concernés.
Ils exigent également l’adoption de mesures qu’ils qualifient de « concrètes et urgentes » pour enrayer les violences persistantes.
Cette décision fait suite à une initiative portée par le député Daniel Furaha Uma, élu de Mahagi en Ituri, qui a exprimé, au nom de ses collègues, une profonde frustration après avoir quitté la séance plénière en signe de protestation.
Les élus estiment que la représentation nationale minimise l’ampleur de la crise qui frappe l’Est du pays.
Les parlementaires évoquent notamment la poursuite des attaques attribuées aux rebelles des ADF dans le territoire de Beni, ainsi que la résurgence de la rébellion du M23, qu’ils accusent de bénéficier d’un soutien extérieur, notamment du Rwanda. Selon eux, ces violences continuent d’alimenter des massacres de civils et des déplacements massifs de populations.
« Nous suspendons notre participation à toutes les activités parlementaires jusqu’à ce que la question sécuritaire soit examinée de manière approfondie et que des résolutions fortes soient adoptées », a déclaré Daniel Furaha Uma, s’exprimant au nom de ses collègues.
Les élus signataires critiquent également l’attitude de certains députés d’autres régions du pays, qu’ils accusent d’indifférence face à une situation qu’ils jugent dramatique et urgente.
Dans leur position commune, ils réclament par ailleurs l’audition des ministres en charge de l’Intérieur et de la Défense, responsables de la mise en œuvre de l’état de siège en vigueur dans le Nord-Kivu et l’Ituri depuis 2021.
Ils alertent enfin sur une extension progressive des groupes armés vers d’autres zones, notamment le Haut-Uele, ce qui, selon eux, aggrave les risques humanitaires et sécuritaires dans toute la région.
Instauré en mai 2021, l’état de siège dans l’Est de la RDC reste vivement contesté par une partie de la classe politique et de la société civile. Ses détracteurs lui reprochent une efficacité limitée face à la persistance de l’insécurité chronique dans cette partie du pays.


























































