Selon plusieurs acteurs sanitaires, des rumeurs persistantes présentent la maladie comme un « mensonge », voire un « complot des autorités », une situation jugée préoccupante par les responsables de santé publique.
Le Dr Joyeux Bwami, médecin à l’Hôpital de Panzi et médecin chef de la zone de santé d’Ibanda, affirme que cette désinformation constitue aujourd’hui l’un des principaux obstacles à la riposte sanitaire.
Il souligne que ces discours alimentent la méfiance envers les structures de santé et retardent parfois la prise en charge des cas suspects, dans un contexte où la surveillance épidémiologique reste active.
Les autorités sanitaires rappellent qu’aucun cas d’Ebola n’a été signalé à Bukavu à ce stade. Toutefois, elles précisent que la zone de santé d’ibanda est placée sous haute vigilance, avec des dispositifs de préparation renforcés dans les différentes structures de santé.
Selon le Dr Bwami, trois cas confirmés ont été notifiés en province par les services compétents, ce qui justifie l’intensification des mesures de surveillance et de sensibilisation communautaire.
Dans plusieurs quartiers et espaces d’échanges, notamment sur les réseaux sociaux, des messages non vérifiés continuent de remettre en cause l’existence même de la maladie, provoquant des réactions contrastées au sein de la population.
Pour les équipes sanitaires, cette situation complique la communication de risque et fragilise les efforts de prévention.
Le Dr Bwami insiste sur le fait qu’Ebola reste une réalité médicale documentée et suivie par les autorités sanitaires nationales et provinciales.
Il appelle la population à se référer uniquement aux informations provenant des services de santé et des autorités officielles, et à éviter la propagation de rumeurs susceptibles de mettre en danger la communauté.
Dans la zone de santé d’Ibanda, le médecin Chef de Zone affirme que les structures sanitaires ont encore besoin d’une préparation plus avancée à travers notamment des équipements impeccables pour faire face à toute éventuelle alerte.
Des activités de sensibilisation sont en cours afin de renforcer la compréhension des populations sur les modes de transmission, les mesures de prévention et la nécessité d’une réaction rapide en cas de suspicion.
Pour le Médecin Chef de Zone d’ibanda enfin, la lutte contre Ebola ne se limite pas à la prise en charge médicale, mais passe également par un combat contre la désinformation, devenue un enjeu central dans la gestion des épidémies.
Dans un contexte de méfiance alimentée par des théories du complot, les autorités estiment que la confiance entre population et services de santé demeure un élément déterminant pour contenir toute propagation de la maladie.


























































