Dans un document de plaidoyer rendu public et consulté par notre rédaction mercredi 17 juin 2026, l’organisation alerte sur une situation qu’elle qualifie de « catastrophe humanitaire sans précédent », touchant particulièrement les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, où des millions de civils continuent de subir les conséquences de l’insécurité persistante.
Selon les données relayées par SDC, près de 15 millions de personnes nécessitent une aide humanitaire urgente en RDC en 2026. Le pays compte également plus de 5,7 millions de déplacés internes, soit l’un des chiffres les plus élevés du continent africain.
Une crise multidimensionnelle
L’organisation souligne que la dégradation sécuritaire observée dans l’Est du pays a provoqué des déplacements massifs de populations. Les affrontements armés et l’évolution du contrôle territorial de certaines zones ont contraint de nombreuses familles à fuir leurs villages, tandis que d’autres ont été amenées à retourner dans des localités encore marquées par l’instabilité.
À cette crise sécuritaire s’ajoute une situation alimentaire particulièrement préoccupante. Selon SDC, près de 26 millions de Congolais vivent actuellement en situation d’insécurité alimentaire aiguë.
La malnutrition toucherait plus de 6 millions de personnes, principalement des enfants de moins de cinq ans.
« Des familles entières survivent avec un seul repas par jour. Dans plusieurs localités, des enfants abandonnent l’école pour contribuer à la survie de leurs ménages », indique l’organisation.
Le secteur de l’éducation figure également parmi les plus affectés. Les violences armées, les déplacements de populations et le manque de financement humanitaire empêchent des milliers d’enfants de poursuivre leur scolarité, faisant craindre l’émergence d’une génération privée de perspectives d’avenir.
Santé et climat : des défis croissants
Parallèlement, les épidémies de choléra, de rougeole et de paludisme continuent de peser lourdement sur les communautés vulnérables.
La détérioration des infrastructures sanitaires et l’accès limité à l’eau potable aggravent davantage les risques sanitaires.
Les effets du changement climatique viennent également accentuer la crise. Des inondations récurrentes et des pluies torrentielles ont détruit d’importantes superficies agricoles dans plusieurs territoires de l’Est du pays, réduisant les capacités de production alimentaire des ménages.
Une réponse humanitaire insuffisante
Malgré l’ampleur des besoins, les financements destinés à l’aide humanitaire demeurent largement insuffisants. SDC rappelle que le Plan de réponse humanitaire pour la RDC connaît un déficit important de financement, limitant considérablement les interventions sur le terrain.
L’organisation affirme que cette situation a déjà entraîné la fermeture de plus de 1 000 centres de nutrition, la réduction de l’aide alimentaire dans plusieurs zones ainsi que la perte d’accès aux soins de santé primaires pour plus d’un million de personnes.
« Des territoires entiers restent aujourd’hui sans assistance active dans des secteurs essentiels tels que la nutrition, la santé ou encore l’eau, l’hygiène et l’assainissement », déplore l’organisation.
SDC appelle à une mobilisation internationale
Face à cette urgence, Santé et Développement Communautaire plaide pour une mobilisation immédiate des ressources financières destinées à soutenir les populations les plus vulnérables.
L’organisation sollicite notamment un appui pour renforcer la sécurité alimentaire, restaurer l’accès aux soins de santé, soutenir la scolarisation des enfants affectés par les conflits, améliorer les services d’eau et d’assainissement et renforcer la protection des femmes et des enfants exposés aux violences.
SDC encourage également le soutien aux mécanismes communautaires de résilience, estimant que les initiatives locales jouent un rôle essentiel dans la protection des populations et la prévention des violences.
Par ailleurs, l’organisation appelle toutes les parties impliquées dans les conflits à garantir un accès humanitaire sûr et sans entrave aux populations civiles vivant dans les zones affectées.
« Chaque minute compte »
Basée en RDC, Santé et Développement Communautaire se présente comme une organisation engagée dans la promotion de la santé, de l’éducation, de l’environnement et du développement durable au sein des communautés vulnérables.
Pour son coordonnateur, David Kalabanja, la conjonction entre l’aggravation de l’insécurité et la diminution des financements humanitaires internationaux constitue une menace majeure pour des millions de personnes.
« L’heure est grave car la dégradation sécuritaire dans l’Est provoque d’énormes mouvements de population au moment même où il y a une baisse drastique du financement humanitaire au niveau mondial », a-t-il déclaré.
À travers cet appel, l’organisation espère sensibiliser les partenaires internationaux à l’urgence de la situation et éviter une détérioration supplémentaire des conditions de vie de millions de Congolais affectés par les crises successives.
Pour SDC, la réponse à cette urgence ne peut plus attendre : « Chaque minute compte et chaque contribution peut sauver des vies ».



























































Nous sommes INITIATION des ACTIONS SOCIALES DU CONGO IASCO ONGDH FPM en sigle à pied d’œuvre au Sud Kivu dans 5 territoires de la RDC. Sommes partenaire à Ocha Sud Kivu Maniema et membres dans les clusters éducation, santé, protection. PSEA et abris. Nous nous engageons auprès de vous pour solliciter un appui dans nos activités afin de l’optention de nos objectifs assignés.