D’après les premières informations recueillies auprès du mouvement citoyen local Machozi ya Raiya (MCMR-Fizi), le projectile a touché les abords de l’école primaire Ngulube. Le bilan provisoire fait état d’au moins 21 personnes tuées, parmi lesquelles figurent des civils ainsi que des éléments assimilés aux forces armées opérant dans cette entité. Par mesure de sécurité et afin d’éviter d’éventuelles représailles, leur appartenance n’est pas précisée.
Il s’agit du troisième bombardement signalé dans cette partie du territoire de Fizi depuis le début de l’année, illustrant la persistance d’une situation sécuritaire particulièrement préoccupante.
Des acteurs de la société civile locale évoquent des soupçons quant à l’origine de cette frappe, tout en appelant à l’ouverture d’une enquête indépendante, impartiale et crédible afin d’établir les responsabilités sur la base de faits vérifiés.
Cette nouvelle attaque a provoqué un mouvement de panique au sein de la population. Craignant d’autres bombardements, plusieurs familles ont quitté leurs habitations pour trouver refuge dans la brousse ou dans des zones jugées plus sûres.
Face à cette détérioration de la situation, la société civile appelle les autorités congolaises à renforcer les mesures de protection des civils, à sécuriser davantage le territoire de Fizi et à apporter une assistance humanitaire d’urgence aux personnes déplacées. Les partenaires nationaux et internationaux sont également invités à intensifier le suivi de la situation afin de garantir le respect du droit international humanitaire.


























































