Dans une déclaration rendue publique ce samedi 18 juillet, le président du RECOPE, Aganze Cizungu Erick, exprime sa profonde préoccupation devant une réalité qui, selon lui, compromet la santé, la sécurité, l’éducation et l’avenir de nombreux mineurs.
« Les enfants ne doivent jamais être considérés comme une main-d’œuvre. Leur place est à l’école, dans leur famille et dans un environnement qui garantit leur protection et leur développement », souligne le responsable communautaire.
Selon le RECOPE, des enfants sont régulièrement aperçus sur des sites de briqueterie et dans des carrières où ils accomplissent des travaux physiquement éprouvants et dangereux. Une telle exposition les soumet à des risques d’accidents, de maladies, de traumatismes psychologiques et favorise l’abandon scolaire, limitant leurs perspectives d’avenir.
L’organisation rappelle que le travail des enfants dans des activités dangereuses constitue une violation des droits fondamentaux de l’enfant ainsi que des engagements pris par la République démocratique du Congo à travers sa législation nationale et les conventions internationales relatives à la protection des mineurs.
Face à cette situation, le RECOPE invite les parents à assumer pleinement leur responsabilité en protégeant leurs enfants, en privilégiant leur éducation et en veillant à leur bien-être. Il appelle également les propriétaires et gestionnaires des briqueteries et des carrières à respecter strictement les dispositions légales interdisant l’emploi des personnes âgées de moins de 18 ans dans ces activités à haut risque.
L’organisation exhorte en outre les autorités administratives, judiciaires et les services spécialisés de protection de l’enfance à renforcer les contrôles, à faire appliquer la loi et à sanctionner toute forme d’exploitation économique des enfants dans les groupements de Mudusa et de Mumosho.
Le RECOPE encourage enfin les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations de protection de l’enfance à intensifier les actions de sensibilisation, de prévention et d’accompagnement des familles vulnérables, estimant que la lutte contre le travail des enfants nécessite une mobilisation durable de tous les acteurs.
Au-delà d’un simple appel, cette prise de position rappelle que la protection de l’enfance est un devoir partagé. Dans un contexte où de nombreuses familles sont confrontées à la précarité, préserver les enfants de l’exploitation demeure un impératif moral, social et juridique.
« Protéger un enfant, c’est protéger toute l’humanité », conclut le message signé par Aganze Cizungu Erick, président du Réseau Communautaire pour la Protection des Enfants (RECOPE), basé dans la Zone de Santé de Nyatende.


























































