Dans un communiqué rendu public à Bukavu ce samedi 22 Août 2026, cette structure indique avoir effectué une descente sur le terrain après les récentes précipitations.
Elle affirme avoir constaté, dans plusieurs quartiers, des conditions susceptibles d’aggraver les conséquences des prochaines pluies si aucune intervention préventive n’est engagée rapidement.
Les quartiers Nyalukemba, Ndendere et Panzi sont particulièrement cités. La société civile invite les habitants installés sur des pentes ou dans des espaces considérés comme dangereux à envisager leur déplacement vers des endroits plus sûrs.
Elle déconseille également toute nouvelle construction dans les zones exposées aux mouvements de terrain.
Les caniveaux au cœur des préoccupations
Pour réduire le risque d’inondation, le noyau communal d’Ibanda demande notamment aux autorités et aux habitants de procéder sans délai au dégagement et au curage des caniveaux.
Selon cette organisation, l’accumulation de déchets ménagers, notamment les matières plastiques, entrave l’écoulement des eaux de pluie et augmente la vulnérabilité de plusieurs quartiers.
La société civile encourage également les ménages à renforcer l’assainissement autour de leurs habitations. Elle estime que les travaux communautaires d’assainissement, communément appelés « salongo », devraient être menés de manière régulière plutôt que de façon ponctuelle.
La mairie et les collecteurs de déchets interpellés
Le noyau communal d’Ibanda appelle par ailleurs la mairie de Bukavu et les structures chargées de la collecte des déchets à intensifier leurs opérations.
Il leur demande notamment d’assurer un ramassage régulier et surtout l’évacuation effective des déchets collectés. La société civile met en garde contre les pratiques consistant, selon elle, à percevoir des frais auprès des ménages sans assurer ensuite l’évacuation des immondices.
Les responsables locaux, notamment les chefs de quartiers et d’avenues, sont également invités à suivre de près les opérations d’assainissement et à veiller à la participation des ménages.
Prévenir plutôt que réparer
Face à la menace que représentent les fortes précipitations, la Société civile Forces vives du Sud-Kivu appelle enfin la population à ne plus jeter les déchets dans le lac Kivu ni dans la rivière Ruzizi.
Pour Murhula Machumbiko, président du noyau communal d’Ibanda, la prévention demeure indispensable pour limiter les pertes humaines et matérielles.
« Assainir notre environnement, c’est protéger notre vie », rappelle-t-il, appelant les habitants à prendre des dispositions avant la survenue d’éventuelles catastrophes.
La structure exhorte ainsi les autorités, les organisations d’assainissement et la population à agir de manière concertée afin de réduire la vulnérabilité de Bukavu face aux pluies et aux risques naturels qui peuvent en découler.


























































