Dans une alerte rendue publique, le journaliste affirme avoir été confronté, à deux reprises, à des situations qu’il juge inhabituelles alors qu’il se déplaçait entre le domicile familial et son lieu de résidence. Il rapporte notamment avoir remarqué des personnes inconnues qui auraient commencé à le suivre après l’avoir aperçu. Se sentant en danger, il dit avoir changé de comportement et pris la fuite par mesure de précaution.
À ces faits s’ajoutent, selon son témoignage, des appels répétés provenant de numéros qu’il ne connaît pas ainsi que des contacts avec des personnes dont il affirme ignorer l’identité et les intentions.
Alexis Daudi explique également que ses activités professionnelles l’amènent parfois à rester tard dans son quartier pour accéder à Internet, travailler et transmettre des informations aux médias. Dans un contexte sécuritaire fragile, il dit redouter que ses déplacements et son travail journalistique puissent l’exposer davantage.
Le journaliste reste toutefois prudent sur l’interprétation de ces événements. Il précise ne pas disposer, à ce stade, d’éléments permettant d’identifier formellement les personnes qu’il dit avoir remarquées, ni d’établir avec certitude leurs motivations. Il présente donc son alerte comme une mesure préventive destinée à signaler une situation qu’il estime suffisamment préoccupante pour nécessiter une attention particulière.
La sécurité des journalistes demeure un enjeu majeur dans les zones affectées par les violences et l’instabilité dans l’est de la République démocratique du Congo. Les professionnels des médias y sont régulièrement appelés à exercer leur métier dans des conditions difficiles, notamment lors de la couverture des questions sécuritaires, humanitaires et de gouvernance.
Face à cette situation, Alexis Daudi appelle les autorités compétentes, les organisations de défense de la liberté de la presse, les médias et les acteurs humanitaires à accorder une attention particulière à la protection des journalistes exerçant à Uvira et dans les zones environnantes.
Il demande également que les faits qu’il rapporte puissent être pris en considération et, le cas échéant, faire l’objet de vérifications par les autorités compétentes. À ce stade, aucune information indépendante ne permet toutefois de confirmer l’identité des personnes évoquées ni d’établir formellement leurs intentions.
Pour le journaliste, l’objectif de cette démarche est avant tout préventif : signaler publiquement une situation inhabituelle afin de réduire les risques et de rappeler la nécessité de garantir la sécurité des professionnels de l’information dans l’exercice de leur mission.


























































