La rencontre avait pour objectif d’écouter directement les étudiants, de recueillir leurs préoccupations et d’apporter des éclaircissements sur les dispositions envisagées pour assurer la reprise des activités académiques.
Devant les représentants de l’AFC-M23 affectés au secteur de l’Enseignement supérieur et universitaire, les étudiants ont exposé leurs principales inquiétudes, notamment sur la continuité de leurs études, la poursuite des programmes, les examens, les dossiers académiques ainsi que la reconnaissance des documents qui seront délivrés à l’issue de leur formation.
Les échanges ont notamment réuni des étudiants de l’Université officielle de Bukavu, de l’Institut supérieur pédagogique de Bukavu et de l’Institut supérieur de commerce. Des représentants des confessions religieuses ont également été associés aux consultations.
Au cœur des discussions, la situation des enseignants ayant quitté Bukavu pour rejoindre les zones administrées par le gouvernement de Kinshasa a occupé une place importante. Les étudiants ont exprimé le souhait de voir les enseignants reprendre leurs activités afin de garantir la continuité des enseignements et d’éviter de nouvelles perturbations dans leurs parcours.
Autre préoccupation soulevée : le cas des étudiants qui ont quitté Bukavu pour poursuivre leur formation dans d’autres zones du pays. Les participants ont souhaité obtenir des précisions sur la manière dont leurs parcours académiques pourront être pris en compte et sur les éventuelles modalités de leur retour.
Face à ces différentes préoccupations, les responsables de l’AFC-M23 ont présenté les dispositions envisagées pour accompagner la reprise des activités académiques. Ils ont assuré les étudiants de leur volonté de maintenir le fonctionnement des établissements d’enseignement supérieur concernés et de créer les conditions nécessaires à la poursuite des formations.
Pour les responsables du secteur universitaire de l’AFC-M23, la rentrée du 15 octobre constitue ainsi une étape importante dans la continuité de l’enseignement supérieur dans les zones placées sous leur administration.
Les échanges ont également porté sur la nécessité, pour les étudiants, de se référer aux informations communiquées par les établissements et les structures compétentes afin d’éviter les décisions fondées sur des rumeurs ou des informations non vérifiées.
À travers cette rencontre, les responsables de l’AFC-M23 ont voulu établir un dialogue direct avec les étudiants et répondre aux préoccupations qui accompagnent la rentrée académique. L’accent a notamment été mis sur la poursuite des études, la présence des enseignants, la gestion des dossiers académiques et la préparation des évaluations.
Les organisateurs ont réaffirmé leur annonce d’une rentrée académique fixée au 15 octobre 2026 dans les zones sous leur administration et indiqué que des dispositions étaient prises en vue de permettre aux établissements concernés de reprendre leurs activités.
À quelques jours de cette échéance, le face-à-face de Bukavu apparaît ainsi comme une démarche de consultation autour d’un enjeu majeur pour la jeunesse : permettre aux étudiants de poursuivre leur formation malgré le contexte particulier que traverse la région.
Pour les participants, l’enjeu est désormais de transformer les assurances données lors de cette rencontre en mesures concrètes, afin que la rentrée académique puisse effectivement se dérouler dans les établissements concernés.


























































