Le Département d’État américain a désigné l’État islamique d’Irak et de Syrie – République démocratique du Congo (ISIS-RDC) et l’État islamique d’Irak et de Syrie – Mozambique (ISIS-Mozambique) en tant qu’organisations terroristes étrangères en vertu de l’article 219 de l’Immigration et de la Loi sur la nationalité, dit ce communiqué.
“Le Département a également désigné ISIS-RDC et ISIS-Mozambique comme terroristes mondiaux spécialement désignés (ODD) en vertu du décret exécutif 13224, tout en désignant les dirigeants respectifs de ces organisations, Seka Musa Baluku et Abu Yasir Hassan, comme ODD“, ajoute-t-il.
En raison de ces désignations, entre autres conséquences, tous les biens et intérêts dans la propriété des personnes désignées qui sont soumis à la juridiction américaine sont bloqués, et les personnes américaines sont généralement interdites de s’engager dans des transactions avec elles.
“Les institutions financières étrangères qui effectuent ou facilitent sciemment toute transaction importante pour le compte de ces groupes ou individus pourraient être soumises à des sanctions pour compte de correspondant américain ou pour compte de passage. De plus, c’est un crime de fournir sciemment un soutien matériel ou des ressources à ISIS-RDC ou ISIS-Mozambique, ou de tenter ou de conspirer pour le faire“, fait savoir ce communiqué consulté par la Rédaction centrale de kivuavenir.com
Responsable des attaques meurtières dans l’Est de la RDC, ce mouvement présenté initialement comme celui des ADF a vu l’organisation terroriste Daech revendiqué ses attaques depuis plusieurs mois. Depuis 2016, et précisément le 27 septembre 2017, les autorités congolaises avaient indiqué que les tueries et autres atrocités commises contre les populations de Beni, sont l’œuvre d’une “coalition terroriste internationale” regroupant notamment des ressortissants ougandais, rwandais, burundais, kenyans, tanzaniens, sud-africains, mozambicains et “d’autres renégats œuvrant à partir de certains pays voisins”.
“L’EI-RDC, également connu sous le nom de Forces démocratiques alliées (ADF) et Madina à Tauheed Wau Mujahedeen, entre autres noms, est responsable de nombreuses attaques dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri dans l’est de la RDC. Sous la direction de Seka Musa Baluku, l’EI-RDC a été connu dans cette région pour ses violences brutales contre les citoyens congolais et les forces militaires régionales, avec des attaques tuant plus de 800 civils en 2020, selon les Nations Unies rapportant les ADF“, reconnaît à son tour le département d’Etat américain.
L’ADF avait auparavant été sanctionnée par le Département américain du Trésor et les Nations Unies dans le cadre du régime de sanctions du Conseil de sécurité des Nations Unies en RDC en 2014 pour ses violences et ses atrocités.
Le Département américain du Trésor a également sanctionné six membres de l’ADF, dont le chef Seka Musa Baluku, en 2019 dans le cadre du programme de sanctions Global Magnitsky pour leurs rôles dans de graves violations des droits de l’homme, avec une liste ultérieure des sanctions des Nations Unies pour Baluku au début de 2020 en RDC.
Dans ce communiqué, L’administration Biden appuie les efforts du président Tshisekedi et du gouvernement congolais visant à faire face aux groupes armés et aux groupes terroristes, tels que les ADF, qui sont maintenant désignés sous le nom de Daech-RDC, et à mettre un terme aux violences brutales qui ont causé tant de souffrances aux populations vivant dans l’est de la RDC.
“Comme le président Tshisekedi l’a déclaré, nous devons supprimer le financement de ces groupes et, avec cette désignation, les États-Unis montrent qu’ils sont prêts à faire leur part. Une coopération forte est nécessaire au sein des autorités nationales et provinciales ainsi qu’avec les pays frontaliers et la communauté internationale, pour mettre fin aux activités économiques illégales et à l’exploitation des ressources naturelles qui attise les conflits.
En outre, les États-Unis continueront d’appuyer les efforts de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (MONUSCO) visant à protéger les civils, à renforcer les institutions nationales et à promouvoir la paix.”souligne le dit communiqué
Valentin Maheshe























































