Dans une correspondance adressée au gouverneur M23 du sud kivu, le président du noyau communal d’Ibanda, Murhula Machumbiko Jean, plaide pour un allègement des taxes imposées aux petits commerçants et aux couches sociales les plus vulnérables.
Selon cette structure citoyenne, la population de Bukavu traverse une période particulièrement difficile, aggravée par les conséquences de la guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo, mais aussi par les difficultés financières liées à la fermeture de certaines banques et coopératives d’épargne.
« La multiplication des taxes accentue davantage le stress et les traumatismes au sein de la population », souligne la correspondance, estimant que cette situation fragilise davantage le tissu économique local et compromet les initiatives entrepreneuriales des petits commerçants.
Tout en reconnaissant le devoir citoyen de contribuer au développement de l’entité à travers le paiement des taxes, la Société civile estime néanmoins que les autorités provinciales devraient mettre en place des mécanismes de soutien adaptés au contexte actuel afin d’atténuer les souffrances sociales et économiques des habitants.
Dans son plaidoyer, l’organisation appelle particulièrement à la réduction de certaines taxes frappant les activités génératrices de revenus des petits opérateurs économiques, considérés comme les principales victimes de la crise.
La Société civile d’Ibanda déplore également l’absence d’infrastructures visibles malgré les taxes perçues auprès de la population.
Elle cite notamment l’état de dégradation avancée de plusieurs axes routiers stratégiques de la ville.
Parmi les routes concernées figurent l’axe Major Vangu-Nyawera reliant la Place de l’Indépendance à Industriel, ainsi que la route reliant Bagira et Maison Blanche à Hôpital de Panzi.
Selon les Forces Vives, la réhabilitation de ces infrastructures permettrait non seulement de fluidifier la circulation dans la ville, mais également de réduire les accidents de circulation régulièrement signalés sur ces tronçons.
La structure citoyenne espère désormais une réaction rapide des autorités provinciales face à cette situation qu’elle qualifie d’urgente.




























































