Dans cette déclaration signée par son président national, Amani Lwamba Shadrack Romuald et consultée par notre rédaction ce mercredi 27 mai 2026, l’organisation estime qu’une loi spécifique sur le référendum constitue une nécessité juridique et démocratique afin d’encadrer les consultations populaires prévues par la Constitution congolaise.
Le mouvement citoyen rappelle que l’article 5 de la Constitution reconnaît au peuple congolais le droit d’exercer directement sa souveraineté par voie de référendum ou d’élections.
Selon cette organisation de défense des droits humains, l’adoption d’un cadre légal clair permettrait notamment de garantir la transparence du processus, de prévenir les conflits d’interprétation juridique et de renforcer la participation citoyenne dans les grandes décisions nationales.
« Le référendum n’est pas une menace contre la démocratie, mais un instrument démocratique reconnu dans plusieurs États modernes », soutient le communiqué.
Des réflexions jugées normales sur la Constitution
Le Parlement Citoyen considère également que les réflexions autour d’une éventuelle adaptation de la Constitution doivent être perçues comme un débat légitime au regard des mutations politiques, sécuritaires, économiques et sociales que connaît la RDC depuis l’adoption de la loi fondamentale en 2006.
L’organisation évoque plusieurs domaines susceptibles d’alimenter ces discussions, notamment le fonctionnement des institutions, la gouvernance territoriale, la décentralisation, la gestion des ressources naturelles, la sécurité nationale et la participation citoyenne.
Toutefois, le mouvement insiste sur la nécessité de respecter les dispositions jugées intangibles de la Constitution et appelle à privilégier l’intérêt supérieur de la Nation, la cohésion sociale et le dialogue inclusif entre acteurs politiques, institutions, société civile et citoyens.
Appel à éviter la manipulation et les discours de haine
Dans son communiqué, le Parlement Citoyen déplore ce qu’il qualifie de communications publiques tendant à semer la confusion, la peur ou la manipulation politique autour de ces questions institutionnelles sensibles.
L’organisation appelle ainsi la population congolaise à demeurer vigilante, pacifique et responsable , tout en encourageant les citoyens à s’approprier les débats liés au référendum et aux réformes constitutionnelles.
Elle recommande également aux organisations de la société civile, aux confessions religieuses et aux mouvements citoyens de mener des campagnes de sensibilisation neutres, objectives et patriotiques afin d’éviter toute désinformation susceptible de troubler l’ordre public.
Aux acteurs politiques, le mouvement demande de faire preuve de retenue et d’esprit républicain dans leurs prises de position publiques afin de préserver l’unité nationale et la stabilité des institutions.
Plaidoyer pour une campagne nationale d’éducation civique
Le Parlement Citoyen appelle enfin les institutions congolaises, notamment le gouvernement, le Parlement et la Commission électorale nationale indépendante (CENI), à organiser une vaste campagne nationale d’information sur le contenu de la future loi sur le référendum et sur les éventuelles réformes constitutionnelles.
Selon cette organisation, cette démarche pédagogique permettrait de réduire les tensions politiques, prévenir les malentendus et éviter les violences liées aux débats institutionnels.
Le communiqué réaffirme, en conclusion, l’attachement du mouvement à la démocratie, à l’État de droit, à la souveraineté du peuple, à la paix et à la participation citoyenne dans la gestion des affaires publiques en République démocratique du Congo.
Christian Balemba



























































