Dans une interview accordée à votre Média ce mercredi 3 juin sur ce qu’il pense de la situation actuelle en République Démocratique du Congo notamment sur le bruit autour du changement ou de la révision de la constitution, cet acteur de la société civile affirme que les préoccupations majeures des populations restent la fin des violences, le retour des déplacés dans leurs villages et la reprise normale des activités socio-économiques.
Selon lui, les habitants de nombreuses localités du Sud-Kivu, notamment dans les territoires de Walungu, Uvira et Fizi ainsi que dans la ville de Bukavu, continuent de subir les conséquences de l’insécurité marquée par les déplacements forcés, la fermeture de certaines activités économiques et un climat permanent de peur.
« La volonté de la population est claire : nous voulons la paix, nous voulons rentrer chez nous et nous voulons travailler sans craindre les balles », souligne François Mubalama, estimant que cette aspiration transcende les appartenances politiques, ethniques ou communautaires.
L’animateur communautaire invite les représentants de la province à faire de la paix leur priorité numéro un, avant tout autre débat politique. Il leur demande également de porter une voix commune auprès des autorités nationales, des forces de sécurité et des partenaires internationaux afin d’obtenir des réponses concrètes à la crise sécuritaire.
Dans son message, il appelle en outre les responsables politiques et les personnalités influentes du Sud-Kivu à éviter tout discours susceptible d’accentuer les divisions entre les communautés et à renforcer la communication avec leurs bases respectives sur les initiatives entreprises en faveur du retour de la stabilité.
Pour François Mubalama, l’histoire jugera les dirigeants sur leur capacité à défendre les intérêts fondamentaux de la population dans cette période difficile.
« Le Sud-Kivu ne demande pas la charité. Il demande que ses fils et filles élus portent sa voix et défendent sa survie », conclut-il.
La province du Sud-Kivu fait face depuis plusieurs mois à une situation sécuritaire et humanitaire préoccupante qui affecte des milliers de ménages et fragilise davantage les conditions de vie des populations civiles.


























































