Dans une déclaration rendue publique ce mardi 2 juin 2026, il affirme que la population congolaise attend avant tout la fin des violences qui continuent d’endeuiller plusieurs territoires du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, plutôt qu’un débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle.
Selon lui, les autorités congolaises devraient concentrer leurs efforts sur la restauration de l’autorité de l’État dans les zones affectées par les conflits armés. Il rappelle par ailleurs les dispositions de la Constitution qui encadrent strictement toute procédure de révision lorsque l’intégrité du territoire national est menacée ou lorsque le pays traverse une situation exceptionnelle.
Koko Barhalibirhu Bienfait interpelle également les députés nationaux élus dans les provinces de l’Est ayant soutenu la loi relative au référendum. Il les invite à rendre compte à leurs électeurs de la pertinence d’un tel projet dans le contexte sécuritaire actuel.
Le citoyen congolais met en garde contre les risques que pourrait engendrer une réforme constitutionnelle alors que certaines parties du territoire échappent encore au contrôle effectif de l’État. Il estime qu’une telle démarche pourrait alimenter les inquiétudes liées à une éventuelle fragmentation du pays.
S’adressant au président de la République, il soutient que les difficultés du pays ne découlent pas de la Constitution elle-même, mais plutôt de son application. Il cite notamment les questions liées à la gouvernance publique, au respect des libertés fondamentales et aux défis persistants dans le secteur de l’éducation.
Parmi ses recommandations, Koko Barhalibirhu Bienfait plaide pour l’abandon du projet de référendum et la réaffectation des ressources financières prévues à l’amélioration des conditions de vie des enseignants. Il appelle également les autorités à privilégier toutes les voies susceptibles de favoriser le retour de la paix dans l’Est du pays, notamment le dialogue, la diplomatie et les efforts militaires.
Enfin, il exhorte les acteurs politiques et les parties impliquées dans les conflits à placer l’intérêt supérieur de la nation au-dessus des considérations partisanes, rappelant que la protection de la vie humaine demeure une responsabilité collective.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par des débats récurrents autour de l’avenir institutionnel de la RDC, alors que les préoccupations sécuritaires et socio-économiques continuent de dominer les attentes d’une grande partie de la population.


























































