Elles appellent les autorités nationales à faire appliquer cette décision et à sanctionner les éventuels contrevenants.
Dans un communiqué relayé par plusieurs acteurs locaux et consulté ce 5 juillet 2026, la société civile de Mwenga rappelle que cette suspension avait été confirmée par un communiqué officiel du ministère des Mines publié le 26 mai 2026.
Selon le gouvernement, cette mesure vise notamment à mettre fin aux activités minières illicites susceptibles d’alimenter l’insécurité, à renforcer l’autorité de l’État et à améliorer la transparence ainsi que la traçabilité dans le secteur extractif.
Des violations présumées de l’arrêté
La société civile affirme toutefois que plusieurs opérateurs continueraient leurs activités malgré cette interdiction.
Elle cite notamment l’entreprise Misenga Mining et sa coopérative partenaire Luma, accusées de poursuivre les travaux d’exploitation sur le site de Mitobo.
Les organisations locales soutiennent également que les installations seraient protégées par des éléments dits Wazalendo.
Selon les mêmes sources, une délégation du Conseil local de la jeunesse de Wamuzimu, qui effectuait une mission de suivi de l’application de l’arrêté le 8 juin 2026, aurait été victime de violences et de mauvais traitements.
Ces allégations n’ont pas pu être confirmées de manière indépendante.
Autre fait rapporté par la société civile : l’atterrissage, le 1er juillet 2026 à Kitutu, d’un avion transportant, selon elle, le directeur général de la société Strategos Mining, Henry Bongeli, accompagné d’une importante cargaison de carburant et d’une escorte armée en direction du site minier de Lugushwa.
Les organisations estiment que cette présence témoignerait de la poursuite des activités de cette entreprise malgré la suspension en vigueur.
À ce stade, les entreprises citées ainsi que les autorités compétentes n’ont pas publiquement réagi à ces accusations.
Un appel à l’intervention de Kinshasa
Face à cette situation, la société civile de Mwenga exhorte le gouvernement central à faire respecter les décisions prises par le ministère des Mines.
Les organisations demandent notamment l’ouverture d’enquêtes sur les faits dénoncés et la prise de sanctions contre toute personne impliquée dans d’éventuelles violations de l’arrêté ministériel, qu’il s’agisse de responsables civils, militaires ou administratifs.
Respect des normes nationales et internationales
Pour sa part, l’organisation Initiative Chrétienne pour la Paix, la Réconciliation et le Développement (ICPRD) appelle l’ensemble des parties prenantes à respecter les Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, le Code minier congolais de 2018 ainsi que les autres textes réglementaires encadrant l’exploitation des ressources minières en République démocratique du Congo.
Les organisations estiment qu’une application effective de ces dispositions constitue une condition essentielle pour lutter contre l’exploitation illégale des minerais, préserver les droits des communautés locales et contribuer à la stabilité dans cette partie du Sud-Kivu.
Les informations relatives aux violations présumées de l’arrêté ministériel proviennent des déclarations de la société civile de Mwenga et de l’ICPRD.
Au moment de la publication, les entreprises mises en cause ainsi que les autorités gouvernementales n’avaient pas encore communiqué leur version des faits.
Leur réaction sera publiée dès réception, conformément aux principes d’équilibre, de contradiction et d’impartialité qui régissent le traitement de l’information.
Passy Kitoka


























































