Dans un droit de réponse officiel daté du 5 juillet 2026, la structure affirme qu’aucune augmentation tarifaire n’a été décidée et soutient que le prix officiel demeure fixé à 50 francs congolais pour un bidon de 20 litres dans l’ensemble de ses bornes-fontaines.
Cette mise au point intervient quelques heures après la publication d’une lettre ouverte de la NDSCI, relayée dans plusieurs médias locaux, qui dénonçait une prétendue augmentation du coût de l’eau potable.
L’organisation citoyenne affirmait notamment que le prix du bidon de 20 litres aurait atteint entre 150 et 200 FC auprès de certains robinets privés et que les tarifs appliqués dans certaines bornes-fontaines auraient également été revus à la hausse.
Dans son droit de réponse, l’ASUREP distingue toutefois le tarif officiel appliqué par son réseau des prix qui pourraient être pratiqués par des revendeurs ou des points de distribution ne relevant pas directement de sa gestion.
Elle affirme n’avoir donné aucune instruction visant à modifier les tarifs et précise que le prix officiel est resté inchangé depuis 2018.
L’association rappelle également que, conformément à ses statuts et au cahier des charges qui encadrent son fonctionnement, toute révision tarifaire doit obligatoirement être adoptée par une Assemblée générale des délégués des usagers.
Selon elle, aucune assemblée de ce type n’a été convoquée ni tenue à ce jour, ce qui rendrait toute hausse officielle juridiquement impossible.
Concernant les difficultés d’approvisionnement évoquées par la société civile, l’ASUREP reconnaît une baisse du débit des sources de captage liée à la saison sèche.
Elle indique avoir instauré un système de rotation dans la distribution afin d’assurer un accès équitable à l’eau, tout en soulignant que cette contrainte technique n’entraîne aucune modification des tarifs.
L’association regrette, par ailleurs, la diffusion d’informations par la société civile qu’elle qualifie de non vérifiées et estime que celles-ci sont susceptibles d’entretenir la confusion au sein de la population.
Dans un souci de transparence, elle invite les responsables de la NDSCI à une séance de travail afin de consulter les registres de vente ainsi que le procès-verbal de la dernière Assemblée générale.
L’analyse croisée de ces deux documents consultés par notre rédaction montre que les deux parties s’accordent sur un point : la saison sèche affecte effectivement la disponibilité de l’eau potable dans le groupement de Mudusa. En revanche, leurs versions divergent sur l’existence d’une hausse officielle des prix.
La NDSCI affirme avoir constaté des augmentations sur le terrain, tandis que l’ASUREP soutient qu’aucune décision institutionnelle n’a été prise en ce sens et maintient que le tarif officiel demeure de 50 FC par bidon de 20 litres.
À ce stade, aucun document officiel ne permet d’établir qu’une décision formelle de révision tarifaire a été adoptée par les organes compétents de l’ASUREP.
Les écarts de prix rapportés par la société civile pourraient ainsi nécessiter des vérifications complémentaires afin de déterminer s’ils résultent d’initiatives individuelles de certains distributeurs ou d’autres pratiques ne relevant pas de la politique tarifaire officielle de l’association.
Cette controverse met en lumière les enjeux de gouvernance des services d’eau potable en milieu rural, où la transparence, la redevabilité et la communication avec les usagers demeurent essentielles pour préserver la confiance du public.


























































