Selon des informations concordantes recueillies auprès de la Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDSCI-Mudusa), des assaillants lourdement armés ont pris pour cible plusieurs habitations du village de Buhozi, accentuant un climat d’insécurité devenu préoccupant dans cette entité rurale.
L’attaque s’est produite vers 21 heures. Les assaillants, munis d’armes à feu et d’armes blanches, ont fait irruption dans au moins quatre maisons.
Sous la menace, ils ont dépouillé leurs victimes d’importantes sommes d’argent, de téléphones portables, de souliers et de divers biens de valeur avant de disparaître dans la nature, laissant derrière eux des familles traumatisées et une population envahie par la peur.
Si aucune perte en vie humaine n’a été signalée, les conséquences psychologiques demeurent profondes. Des femmes, des enfants et des personnes âgées ont passé la nuit dans la peur, redoutant une nouvelle incursion.
Pour de nombreux habitants, chaque tombée de la nuit est désormais synonyme d’angoisse, dans une région où le droit fondamental à la sécurité semble progressivement s’effriter.
Dans une déclaration publiée ce jeudi 9 juillet, la NDSCI-Mudusa déplore que le groupement soit devenu un espace où les groupes criminels opèrent avec une inquiétante facilité, aussi bien de jour que de nuit.
L’organisation citoyenne estime que cette succession d’attaques traduit une dégradation alarmante de la situation sécuritaire et met en lumière les limites des dispositifs actuels de protection des populations civiles.
Cette nouvelle attaque intervient moins d’une semaine après un autre cambriolage à main armée enregistré dans la nuit du 2 au 3 juillet 2026 au village de Cimpwiji, toujours dans le groupement de Mudusa.
Pour les acteurs de la société civile, cette répétition d’actes criminels ne peut plus être considérée comme de simples faits divers, mais constitue le signe d’une insécurité chronique qui menace la stabilité sociale et économique de toute la région.
« La population de Mudusa ne peut plus continuer à vivre dans la peur permanente. La protection des personnes et de leurs biens est une obligation constitutionnelle de l’État », rappelle la NDSCI, qui appelle les autorités à sortir de leur silence et à agir avec fermeté.
L’organisation demande aux services compétents, notamment l’ARC, la PRC et la DSR, d’ouvrir sans délai des enquêtes approfondies afin d’identifier, d’arrêter et de traduire en justice les auteurs de ces attaques.
Elle sollicite également le chef de groupement ainsi que les chefs de villages pour renforcer les comités locaux de sécurité, intensifier les patrouilles nocturnes et améliorer les mécanismes communautaires d’alerte précoce.
Aux autorités provinciales, la NDSCI lance un appel pressant pour renforcer la présence des forces de défense et de sécurité dans les villages de Buhozi, Cimpwiji et les localités voisines, où les habitants disent vivre dans une insécurité devenue presque quotidienne.
Au-delà des pertes matérielles, cette succession d’attaques pose avec acuité la question du respect des droits humains dans les zones rurales du Sud-Kivu.
Le droit à la vie, à la sécurité, à la dignité et à la protection des biens, garantis par la Constitution de la République démocratique du Congo et par plusieurs instruments internationaux ratifiés par le pays, ne peut demeurer une promesse abstraite pour les habitants de Mudusa.
À mesure que les incursions armées se multiplient, les populations s’interrogent sur leur avenir et sur la capacité des pouvoirs publics à restaurer durablement l’autorité de l’État.
Pour les familles de Buhozi et de Cimpwiji, la véritable urgence n’est plus seulement de remplacer les biens pillés, mais de retrouver un droit élémentaire : celui de pouvoir dormir chez soi sans craindre la visite des armes et de la violence.


























































