À la barre, le général a catégoriquement rejeté les accusations portées par un ancien responsable de l’Agence nationale de renseignements (ANR), qui l’accuse d’avoir facilité l’acheminement d’armes au bénéfice du M23/AFC.
Face à ces déclarations, Philémon Yav s’est dit profondément surpris et atteint dans son honneur, tout en maintenant une ligne de défense fondée sur le démenti de toute implication dans les faits qui lui sont reprochés.
La confrontation des versions a pris une autre dimension avec la déposition de son co-prévenu, Issa Shauri Chibogo. Celui-ci a récusé le témoignage incriminant le général, le présentant comme une opération montée de toutes pièces.
Il affirme avoir été sollicité pour participer à un dispositif destiné à compromettre Philémon Yav et soutient qu’une somme de 50 000 dollars américains lui aurait été promise en échange de sa participation.
Ces déclarations contradictoires placent ainsi la Haute Cour militaire devant la délicate tâche de démêler les affirmations, les dénégations et les accusations croisées qui se succèdent à la barre.
Au-delà des mots prononcés devant les juges, l’enjeu consiste désormais à déterminer la solidité des éléments susceptibles d’établir, ou non, la responsabilité du général dans les faits poursuivis.
Les audiences se poursuivent. La juridiction militaire devra, au terme de l’examen des différents témoignages et éléments versés au dossier, apprécier la crédibilité des versions présentées et tirer les conséquences judiciaires qui s’imposent.


























































