D’après plusieurs sources concordantes, les deux hommes feraient l’objet de soupçons liés à la sûreté de l’État et à une présumée proximité du M23/AFC. Leur transfert à Uvira pourrait, selon les mêmes sources, être suivi d’un acheminement vers Kinshasa dans les prochains jours.
Ces arrestations ont provoqué une onde de stupeur à Baraka, où elles sont perçues par certains acteurs de la société civile et du monde économique comme un nouveau durcissement du dispositif sécuritaire.
Des témoins et plusieurs interlocuteurs locaux contestent les griefs portés contre les deux responsables et réclament que les faits qui leur sont reprochés soient établis dans le strict respect de la procédure judiciaire.
Dans le même temps, des messages d’alerte diffusés localement mettent en cause certains responsables de l’administration provinciale, de la chaîne de commandement des FARDC ainsi que des éléments des Wazalendo.
Leurs auteurs les accusent de se servir des interpellations pour intimider, voire étouffer, les voix qui dénoncent les abus présumés dans la gestion de la sécurité et des affaires publiques.
Les critiques portent notamment sur les tracasseries attribuées à certains agents opérant sur le terrain, mais également sur des interrogations relatives à la gestion des ressources destinées au développement des entités territoriales décentralisées (ETD).
Ces accusations, qui restent à ce stade non étayées par des éléments de preuve publiquement établis, alimentent néanmoins une atmosphère de défiance dans cette partie du Sud-Kivu.
À ce stade, aucune communication officielle des autorités provinciales ni du commandement militaire n’est venue préciser les circonstances exactes des arrestations, la nature des charges retenues contre les deux hommes ou encore la suite envisagée dans la procédure.
Entre impératifs de sécurité et exigences de transparence, l’affaire ravive ainsi une question sensible dans le territoire de Fizi : jusqu’où peut aller la répression au nom de la sûreté de l’État sans que les garanties fondamentales de la procédure judiciaire ne soient mises à mal ?
Les autorités compétentes sont désormais attendues sur des éclaircissements susceptibles de départager les accusations, les dénégations et les nombreuses spéculations qui entourent ces deux détentions.


























































