Cette initiative vise à renforcer la culture de la vérification des faits et à prévenir les effets néfastes de la désinformation, particulièrement dans un contexte marqué par des préoccupations sécuritaires et sanitaires.
Créée il y a une semaine à l’issue d’une formation organisée par un consortium composé des organisations ACNDC, Congo Mwinda et ICD, la brigade entend faire des autorités locales et des relais communautaires des acteurs clés dans la lutte contre la propagation des informations non vérifiées.
Prenant la parole devant les participants, Maître Jean Pacifique Zihalirwa, représentant de la brigade, a insisté sur la responsabilité des cadres de base dans la diffusion d’une information fiable.
« Une information sans source est une arme. En période de crise, cette arme peut semer la peur, diviser les communautés et affaiblir la confiance entre les citoyens et les institutions », a-t-il déclaré.
Selon lui, la désinformation constitue une menace silencieuse qui fragilise la cohésion sociale.
Il a ainsi invité les responsables locaux à devenir les premiers remparts contre les rumeurs en vérifiant systématiquement les informations avant leur diffusion et en orientant la population vers les canaux officiels.
« Votre mission est simple : vérifier, recouper les informations et orienter les citoyens vers des sources crédibles. Que chaque avenue devienne un espace où la vérité circule avant la rumeur », exhorte Maître Jean Pacifique Zihalirwa,
La rencontre a également porté sur les risques sanitaires liés aux informations trompeuses autour de la maladie à virus Ebola.
Intervenant au nom de la brigade, Héros Claude a mis en garde contre les discours de négation de la maladie, qu’il considère comme un facteur aggravant de la propagation de l’épidémie.
« Le plus grand danger aujourd’hui n’est pas seulement le virus. C’est aussi le déni. Nier Ebola, c’est offrir au virus le temps de se propager », a-t-il averti.
Il a rappelé plusieurs mesures de prévention, notamment éviter la consommation de viande de brousse ou de toute viande non contrôlée, se laver régulièrement les mains avec de l’eau et du savon, et signaler sans délai aux structures sanitaires tout cas suspectes.
« Faites confiance aux équipes médicales. Elles sont là pour protéger les communautés. La lutte contre Ebola repose sur trois piliers : la vérité, la discipline et la solidarité », a-t-il souligné.
Au total, 29 personnes ont participé à cette séance de sensibilisation, dont 24 cadres de base et 5 policiers M23 affectés au quartier Ciriri.
À l’issue de la rencontre, les participants ont reçu des fiches pratiques ainsi que des numéros d’alerte destinés à être diffusés au sein de leurs cellules respectives.
La brigade de fact-checking de l’axe Ciriri annonce déjà la poursuite de cette campagne de sensibilisation. Une nouvelle série d’activités est prévue au cours de la deuxième semaine de juillet dans les Communautés de Vie Ecclésiale (CVE), également appelées Shirika, afin d’élargir la mobilisation communautaire contre la désinformation et de promouvoir une information responsable au sein de la population.


























































