Dans une déclaration signée par son président, Alain Shindano, la structure citoyenne rappelle que la configuration montagneuse de Bukavu expose plusieurs quartiers aux mouvements de terrain lors des fortes précipitations. Ces phénomènes peuvent entraîner des pertes en vies humaines, des dégâts matériels ainsi que d’importantes conséquences économiques pour les ménages.
À ces risques s’ajoute la multiplication des incendies enregistrés ces derniers temps dans différents secteurs de la ville. Pour la Société civile, cette situation appelle à une vigilance accrue des autorités et de la population durant la période pluvieuse.
Appel à l’assainissement
Face à ces menaces, la Société civile encourage les habitants à participer régulièrement aux travaux communautaires, notamment au Salongo, afin de dégager les caniveaux et faciliter l’écoulement des eaux de pluie.
Elle invite également les ménages à adopter des pratiques favorables à la protection de l’environnement, notamment en évitant de jeter les déchets dans les ouvrages d’évacuation des eaux.
La structure citoyenne demande par ailleurs aux autorités municipales et provinciales de renforcer le contrôle des mécanismes de collecte des contributions destinées à l’assainissement.
Elle souhaite notamment davantage de transparence sur la gestion de ces fonds et une évaluation régulière de leur utilisation.
Des interrogations sur l’évacuation des déchets
La Société civile s’inquiète également de l’accumulation persistante des déchets dans plusieurs endroits de Bukavu, malgré les contributions financières demandées aux habitants pour les services d’assainissement.
Elle estime que les populations doivent pouvoir constater concrètement les résultats des sommes versées à travers une évacuation régulière et effective des ordures.
« La population ne doit pas être considérée comme une vache à lait », dénonce Alain Shindano, qui appelle les responsables des services concernés à améliorer la qualité des prestations fournies aux habitants.
La Société civile encourage néanmoins les citoyens à continuer de contribuer aux opérations d’assainissement, tout en exerçant un droit de regard sur l’utilisation de ces ressources et sur l’effectivité de l’évacuation des déchets.
Pour cette organisation, l’enjeu dépasse la seule question de la propreté urbaine. Une gestion efficace des déchets et des eaux de ruissellement constitue également une mesure de prévention contre certaines menaces sanitaires et environnementales.
« La santé dépend de nous tous », rappelle la Société civile forces vives, qui appelle ainsi à une responsabilité partagée entre les habitants, les prestataires d’assainissement et les autorités publiques.


























































