Se servant de la décision du gouverneur de la province, certains jeunes de Kamagema dans le quartier Panzi en commune d’Ibanda sollicitent la même action pour le bourgmestre de leur commune qu’ils accusent de mauvaise gestion. Dans leur déclaration, ces jeunes prennent pour cause de leur lutte le désordre qu’ils pensent être dans le marché Kamagema qu’ils pensent être en cours de spoliation.
Une autre équipe de la même entité estime que, ce ne sont pas les assoiffés du pouvoir de Kamagema dans Panzi qui vont apprendre au gouverneur de province l’administration. Selon cette deuxième équipe, le gouverneur sait investiguer dans chaque entité de sa province et c’est sur base des résultats de ses enquêtes qu’il procède à une action administrative. « Ce n’est pas par ce que quelqu’un convoite le poste de bourgmestre qu’il doit commencer à créer des infractions qui n’existent pas et se mettre à adresser des lettres sans fondement sollicitant le remplacement d’un administratif en place. Ça fait longtemps que nous sommes en pourparlers avec le bourgmestre de notre commune et les données sont claires, je ne sais d’où vient la mouche qui pique nos amis pour se laisser instrumentaliser par ces assoiffés du pouvoir qui ne font que créer des tumultes dans notre entité sans rien nous apporter de changement, nous demandons par contre l’union pour accompagner les autorités de cette commune pour un développement durable » interpelle sous un sceau d’anonymat l’un de ces habitants de Kamagema.
Réagissant à cette bisbille, le bourgmestre de la commune d’Ibanda Evariste Manegabe Ntaitunda se dit surpris de la lutte que mène une structure qui se dit membre de la société civile. Pour le bourgmestre, dire qu’il faut être sanctionné par ce qu’on a suspendu le maire de la ville, c’est tiré sa balle dans l’air libre, si les gens doivent confondre un maire à un bourgmestre sans savoir distinguer les choses.
« Je ne suis pas en association avec le maire non plus avec le gouverneur étant donné que chacun de nous gère son entité décentralisée autonome et personne n’a de quoi partagé avec l’autre sur le plan gestionnaire car chacun est responsable de son entité respectif étant tous sous le contrôle de la province qui chapote toute l’Administration. C’est pourquoi si l’autorité provinciale analyse et trouve des griefs reprochés à tel ou tel autre responsable d’une entité, ça ne peut que le concerner seul étant donné que nous ne sommes pas de mèche avec lui. Nous épargner c’est puis que ses enquêtes étaient minutieuses. Si aujourd’hui il s’avère que le bourgmestre a trempé dans des salles besognes, il est responsable de sa charge seul sans associer qui que ce soit et donc chaque chef d’entité doit subir les conséquences de ses méfaits. » Signale le Bourgmestre de la commune d’Ibanda au micro de Kivuavenir.com
Répondant à la question de nombreux acteurs sociaux qui sollicitent des audits Internes et externes dans des institutions de la province, Ntaitunda demande aux acteurs de s’informer plus avant d’initier toute action citoyenne de quelque nature que ce soit « le gouverneur de la province a un audit de l’Assemblée provinciale, le maire a un audit du Conseil urbain de sécurité, le bourgmestre a un audit de l’Assemblée communale tel que prévue par la loi. Et loin de là, dans l’Administration publique, l’audit est réalisé par les inspecteurs territoriaux qui sont réguliers dans nos entités et leur contrôle s’effectue au moins deux fois l’an. C’est pour quoi je demande d’ailleurs à tous ceux-là qui initient des pétitions contre le gouverneur, bourgmestre ou autre responsables soit disant que le gouvernement provincial ne travaille pas, d’apaiser leurs émotions et attendre le travail de l’informateur qui venait d’être nommé par le président de la république, car à l’issue de son travail, on s’aura le sort de ceux-là qui gèrent mal. Attendons le résultat de la vision du chef de l’état après laquelle on aura une position et ne pas aller vite en besogne comme les législateurs qui ont entamé par des motions sans savoir à quel jeu ils dansent. » Interpelle Ntaitunda.
Le marché Kamagema, un arbre qui cache la foret dans Ibanda
S’agissant du conflit au marché Kamagema qui semble la pomme des discordes, notre source précise que ce dossier remonte de 2002. Les titres qui sèment confusion dans le chef d’un probable acquéreur du nom de Masirika datent de cette année avant même que Manegabe Ntaitunda Evariste ne soit bourgmestre de la commune d’Ibanda. Ceux qui cherchent à diriger la commune d’Ibanda, se cachent derrière le marché Kamagema pour instrumentaliser les acteurs sociaux non avertis.
« La probable spoliation du marché de Kamagema dont on charge le bourgmestre d’Ibanda n’a aucun résultat car le marché garde toutes ses limites datant que nous avons hérité, les litiges existent mais n’ont jamais déstabilisé qui que ce soit car la commune n’a jamais croisé ses bras quant à ce dossier mais non plus la commune n’a jamais envoyé les acteurs de la société civile de défendre ses biens. Par contre, la société civile a dans ses attributions, dénoncer, faire les plaidoyers mais aussi et surtout elle devrait nous emboiter les pas pour cette lutte noble si effectivement elle le fait dans le souci du peuple et non plus s’acharner à cette même commune qui poursuit les probables spoliateurs du marché Kamagema. Quant ils militent que le prochain bourgmestre sorte de la société civile, plaident –ils les causes de la population ou sont à la quête du pouvoir, je ne cesse de me poser comme question. Le marché Kamagema reste un marché communal et n’appartient à aucun individu et celui qui s’arroge le pouvoir d’être détenteur des titres, ce n’est pas au bourgmestre mais plutôt aux voies judicaires de rétablir la paix à Kamagema. » Conclut l’autorité Communale d’Ibanda.
Des trois quartiers que constitue la commune d’Ibanda, Panzi fait une lutte pour devenir une commune à part entière. Lutte que n’a jamais boycotté le bourgmestre d’Ibanda qui estime qu’une fois Panzi est découpé d’Ibanda ou Kasha de Bagira pour devenir de communes autonomes, ça va contribuer au développement de la ville de Bukavu dont la lutte actuelle est son élargissement qu’encourage Evariste MANEGABE NTAITUNDA.
Ishara Masirika






























































