Dans une communication adressée aux habitants et exploitée par notre rédaction ce lundi 18 mai 2026, l’autorité urbaine a insisté sur la vigilance collective et la collaboration avec les équipes sanitaires déployées sur le terrain afin d’éviter toute propagation de cette maladie hautement contagieuse et souvent mortelle.
Le docteur Nicolas Kyalangalilwa a rappelé que la protection de la population dépend avant tout du respect des consignes d’hygiène, de la rapidité dans le signalement des cas suspects et de l’implication de toutes les couches sociales dans la lutte contre l’épidémie.
Selon les services sanitaires, le virus Ebola se transmet principalement par contact direct avec le sang ou les liquides biologiques d’une personne infectée.
Les autorités précisent également que la contamination peut survenir à travers des objets souillés, notamment les vêtements, les draps ou les seringues utilisés par les malades.
Les contacts avec des animaux infectés ainsi qu’avec les corps des personnes décédées de cette maladie figurent aussi parmi les principaux facteurs de transmission.
Les spécialistes tiennent toutefois à rassurer la population en soulignant que la maladie à virus Ebola ne se transmet pas par voie aérienne comme la grippe.
Face aux rumeurs qui circulent dans certains milieux, les autorités appellent les habitants à se référer exclusivement aux informations officielles diffusées par les services de santé.
Les symptômes de la maladie apparaissent généralement entre deux et vingt et un jours après l’infection. Parmi les signes les plus fréquents figurent une forte fièvre, une fatigue intense, des maux de tête, des douleurs musculaires, des vomissements, des diarrhées ainsi que des douleurs abdominales.
Dans certains cas, des saignements peuvent également être observés.
Pour renforcer les mesures de prévention, le maire de Bukavu recommande le lavage régulier des mains, l’évitement de tout contact avec les liquides corporels des personnes malades ainsi que le signalement immédiat des cas suspects auprès des structures sanitaires compétentes.
L’autorité urbaine demande également aux responsables des marchés, des galeries marchandes, des écoles, des magasins et des entreprises d’installer des dispositifs de lavage des mains et de désinfection à l’entrée de leurs établissements.
Selon le maire, cette mesure constitue un moyen efficace pour réduire les risques de propagation du virus dans les lieux publics et professionnels.
Le docteur Nicolas Kyalangalilwa a par ailleurs rappelé que des vaccins et des traitements existent aujourd’hui contre Ebola et qu’une prise en charge rapide dans des centres spécialisés augmente considérablement les chances de survie des patients.
Au-delà des mesures sanitaires, les autorités mettent l’accent sur la sensibilisation communautaire afin de favoriser la détection précoce des cas suspects et de lutter contre la désinformation.
Dans cette dynamique, les écoles, les églises, les mosquées ainsi que les médias locaux sont appelés à jouer un rôle central dans la campagne de prévention.
Les établissements scolaires sont invités à promouvoir les bonnes pratiques d’hygiène auprès des élèves, tandis que les responsables religieux sont encouragés à sensibiliser les fidèles lors des cultes et des prières.
Les médias locaux, quant à eux, sont exhortés à diffuser des informations fiables et des messages éducatifs afin d’éviter la psychose et les fausses informations au sein de la communauté.
Le maire de Bukavu appelle enfin les leaders communautaires, les organisations locales et les mouvements de jeunes à s’impliquer activement dans cette campagne de prévention afin de protéger la ville contre toute éventuelle propagation du virus Ebola.




























































