Pour nos confrères de life infos, au Centre de santé de Cirhagabwa, les services médicaux prennent en charge, en moyenne, une cinquantaine d’enfants âgés de moins de cinq ans atteints de la rougeole chaque mois. Ce bilan ne reflète toutefois qu’une partie de la réalité, plusieurs cas échappant encore au système de surveillance sanitaire, selon les responsables de la structure médicale.
Interrogé par nos confrères de Life Infos.net, l’infirmier titulaire du Centre de santé de Cirhagabwa, Murhula Emmanuel, affirme que la résurgence de la maladie est observée depuis le mois d’avril 2026 dans les deux sous-villages concernés.
Le professionnel de santé s’inquiète notamment du recours persistant à des traitements traditionnels par certaines familles, retardant ainsi la prise en charge médicale des enfants malades. Une situation qui, selon lui, aurait déjà entraîné plusieurs décès au sein de la communauté.
« Beaucoup de parents arrivent tardivement au centre de santé. Certains privilégient d’abord les remèdes traditionnels, tandis que d’autres renoncent aux soins faute de moyens financiers ou par manque d’information sur l’importance d’une prise en charge précoce », explique-t-il.
Au-delà de la rougeole, les équipes sanitaires signalent également une augmentation des cas de diarrhée, aussi bien chez les enfants que chez les adultes. Cette tendance est attribuée à la consommation d’eau provenant de sources non protégées, particulièrement durant la saison sèche où les points d’approvisionnement deviennent plus vulnérables aux contaminations.
Dans ces localités, décrit notre source, les habitants dépendent essentiellement de sources d’eau non aménagées pour leurs besoins domestiques, malgré les risques sanitaires qu’elles présentent.
Face à cette double menace sanitaire, les responsables de santé plaident pour une intervention rapide des autorités congolaises et des partenaires humanitaires spécialisés dans les domaines de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement (WASH). Ils estiment que le renforcement de l’accès à l’eau potable, l’intensification des campagnes de sensibilisation et l’amélioration de l’accès aux soins constituent des mesures prioritaires pour limiter la propagation des maladies et réduire la mortalité dans ces communautés rurales.
La situation met une nouvelle fois en évidence les difficultés d’accès aux services sociaux de base auxquelles restent confrontées plusieurs localités du territoire de Kabare, où la prévention demeure un levier essentiel pour protéger les populations les plus vulnérable.


























































