Dans une note d’information rendue publique par son Bureau exécutif provincial, le syndicat appelle l’ensemble des praticiens des structures sanitaires publiques à observer strictement ce mot d’ordre. Cette mobilisation, selon le SYNAMEd, s’inscrit dans une démarche de défense des intérêts de la corporation et de réhabilitation de la dignité du médecin congolais.
Le secrétaire exécutif provincial du syndicat, le docteur Patrick Boloko, a précisé que plusieurs prestations médicales seront temporairement interrompues durant cette période. Les consultations externes ainsi que les interventions chirurgicales non urgentes figurent parmi les activités concernées par cette suspension.
En revanche, le syndicat assure que les soins d’urgence continueront d’être garantis afin d’éviter toute interruption des services vitaux. Les banques de sang demeureront également opérationnelles pendant toute la durée du mouvement.
Le SYNAMEd recommande par ailleurs aux établissements hospitaliers de faciliter, avant l’entrée en vigueur de la grève, la sortie des patients dont l’état de santé le permet. Les malades nécessitant une hospitalisation continueront à être suivis sous la responsabilité des médecins directeurs, des chefs de départements et des médecins chefs de staff.
Huit structures mobilisées pour assurer les urgences
Afin de préserver la continuité des soins essentiels, huit formations sanitaires ont été retenues pour accueillir les cas d’urgence à Kinshasa. Il s’agit du Centre hospitalier Roi Baudouin Ier de Masina, de la Clinique Kinoise, de l’Hôpital général de référence de Maluku, de l’Hôpital de la Rive, de l’Hôpital général de référence de Kinkole, de l’Hôpital général de référence Mère et Enfant de Bumbu, du Centre de santé de référence de Kinsuka Pêcheur ainsi que du Centre hospitalier Mont-Amba.
Le Bureau exécutif provincial précise également que les médecins affectés aux programmes nationaux et aux services centraux sont appelés à respecter le mouvement de grève. En conséquence, les ateliers, séminaires, missions de service et autres activités administratives jugées non essentielles sont suspendus durant cette période.
Un plaidoyer pour la reconnaissance de la profession
À travers cette action, le SYNAMEd entend faire entendre les revendications des médecins du secteur public, qui réclament notamment une amélioration de leurs conditions de travail, une revalorisation de leur statut socioprofessionnel ainsi qu’une plus grande considération de leur contribution au système national de santé.
Cette nouvelle mobilisation remet au premier plan les défis structurels auxquels demeure confronté le personnel médical congolais et relance le débat sur la nécessité de réformes capables de renforcer durablement le fonctionnement du système de santé en République démocratique du Congo.


























































