Le drame s’est produit mardi 11 août 2026 dans la localité de Ciburhi, groupement de Kabalole.
Selon plusieurs témoignages recueillis localement, un groupe de jeunes en colère s’est introduit au domicile de Kabata Bacirhamya, à la recherche de son épouse, accusée de sorcellerie.
La femme aurait été soupçonnée d’être impliquée dans la mort d’un jeune homme survenue pendant les préparatifs de son mariage dans le village.
La situation a rapidement dégénéré. Moïse Basimika, âgé de 19 ans, aurait été pris pour cible alors que les assaillants recherchaient sa grand-mère.
Le jeune homme a été grièvement brûlé à son domicile. Transporté à l’hôpital général de référence d’Ifendula, il y est décédé, selon les informations communiquées localement.
Des accusations qui dégénèrent en violences
Ce nouveau drame relance les inquiétudes autour des accusations de sorcellerie et des actes de justice populaire dans cette partie du Sud-Kivu.
Des accusations non établies par une procédure judiciaire peuvent rapidement provoquer des représailles et exposer des familles entières à des violences.
Le noyau du Club d’écoute de l’Association des femmes des médias de Luhwindja condamne fermement cette attaque.
Il appelle les autorités locales et provinciales à prendre des mesures urgentes afin de prévenir de nouveaux actes de violence et de protéger les personnes menacées.
Pour cette structure, la multiplication de tels incidents fragilise la cohésion sociale et alimente un climat de peur au sein de la communauté.
Appel à privilégier la justice plutôt que la vengeance
Le drame de Ciburhi met également en évidence la nécessité de renforcer la sensibilisation communautaire sur les violences basées sur le genre, mais aussi sur les dangers des accusations de sorcellerie et des règlements de comptes.
Les acteurs communautaires plaident pour que toute personne soupçonnée d’une infraction ou d’un acte criminel soit soumise aux procédures prévues par la loi, plutôt que d’être livrée à la vindicte populaire.
Ils insistent notamment sur trois priorités : renforcer la sensibilisation, garantir une justice équitable et assurer la protection des victimes et des personnes menacées.
Dans une chefferie régulièrement confrontée à des tensions communautaires, le défi est désormais d’éviter que les accusations et les rumeurs ne se transforment en nouvelles violences.
Les autorités sont ainsi appelées à intervenir rapidement pour faire la lumière sur les circonstances exactes de la mort de Moïse Basimika et prévenir d’autres actes de justice populaire.
Depuis Luhwindja, Paterne Kulimushi


























































