La situation a subitement dégénéré en début après-midi de mardi 13 avril 2021dans les quartiers Majengo dans la ville de Goma et Buhene, théâtres des manifestations violentes, lundi, dans la ville de Goma. Cette situation intervient après la reprise timide du trafic et d’activités économiques observée depuis hier matin.
Les sources anonymes proches des forces de sécurité avancent un bilan provisoire de six morts parmi les assaillants sans préciser leur appartenance. La situation, qui revenait progressivement à la normale avec la reprise timide du trafic et d’activités économiques, s’est brusquement estompée avec le crépitement des balles dans les quartiers de Buhene et Majengo.
Selon des sources locales, ces manifestations ont pris aussi une connotation ethnico-tribale, impliquant les communautés vivant dans ces deux entités.
Les sources anonymes de la police locale confirment en effet la présence des combattants Mai-Mai, venus de la région de Kibumba dans le territoire de Nyiragongo pour soutenir leurs frères ; alors que les combattants Nyatura se rallient à leurs frères hutus présumés.
Ces sources affirment qu’une arme d’un élément de la police militaire a été emportée par ces assaillants pendant un échange de tirs avec la police militaire.
Différentes sources contactées dans cette partie de la ville avancent un bilan provisoire de six assaillants tués pendant ces clashes avec les forces de sécurité.
Exprimé à travers ces manifestations “interpelle le monde entier dans le sens de l’urgence. « Le ras-le-bol exprimé à travers les manifestations observées interpelle le monde dans le sens de l’urgence, d’un pas supplémentaire et décisif de manière à prévenir des potentiels débordements additionnels et malheureux et incontrôlables », souligne Lamuka.

Pour cette plateforme de l’opposition, aucune manifestation dénonçant la passivité des institutions tant nationales qu’internationales face aux massacres et tueries des civils commis à l’Est du pays ne peut, en aucun cas, justifier la répression par la police et l’escalade des violences observée actuellement.
En outre, Muzito et Fayulu demandent aux Nations Unies de lever le voile sur l’identité réelle des groupes armés qui sevissent à l’Est de la RDC et de pointer du doigt les responsabilités de chaque acteur.
À les en croire, si les Nations unies ont été capables de produire des rapports (cas du rapport Mapping) très fouillés sur la situation en RDC et dans la région des Grands lacs, elles sont aussi en mesure d’identifier les acteurs et les tireurs de ficelle de cette situation. « II est, en effet, plus que temps de savoir qui tue à Goma, à Rutshuru, à Beni, à Masisi, à Butembo, en Ituri, au Sud-Kivu et ailleurs dans l’Est de la RDC et pourquoi », soutient Lamuka.
Dans sa déclaration, cette coalition a réitéré sa demande aux Nations Unies de mettre en place un tribunal penal international sur la RDC afin d’examiner le rapport Mapping et d’en tirer toutes les conséquences possibles.
Signalons aussi que ,lors d’une plénière du lundi 29 mars 2021, certains députés nationaux du Grand Kivu ont manifesté devant le Président de l’Assemblée nationale Christophe Mboso N’kodia, pour exiger que la question de la sécurité de leur région soit reprise parmi les matières prioritaires de la session parlementaire de mars 2021.
En réponse, le Speaker de la Chambre basse du Parlement a plutôt invité les élus du Grand Kivu à quitter les groupes armés. “Je vais parler de ça. Je vais vous demander de quitter les groupes armés. Vous, les collègues du Grand Kivu, quittez les groupes armés, je vais le dire », avait déclaré le Président de l’Assemblée nationale.
Pour rappel,les manifestations sont organisées ce dernier temps dans différentes villes de l’Est du pays pour dénoncer la persistance des massacres des civils dans cette partie de la RDC.
Les manifestants exigent le départ des organisations humanitaires et de la MONUSCO.
Valentin Maheshe


























































