Regroupés au sein de plus de 2 600 ménages, ces déplacés originaires notamment des provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri disent se sentir abandonnés par les autorités, malgré leur situation de grande vulnérabilité.
Selon Jordan Mulikuza, porte-parole de plusieurs familles déplacées, nombre d’entre elles avaient trouvé refuge dans des églises et des mosquées à leur arrivée à Kinshasa.
Toutefois, faute de moyens d’accueil suffisants, plusieurs de ces lieux de culte auraient été contraints de mettre fin à leur hébergement.
« De nombreuses familles se retrouvent aujourd’hui sans abri et sans assistance. Certaines ont également été invitées à quitter les domiciles de proches qui les avaient accueillies temporairement », explique-t-il.
Cette situation aggrave davantage les difficultés auxquelles sont confrontés les déplacés, déjà confrontés à l’insécurité alimentaire, à l’absence de revenus stables et à un accès limité aux soins de santé.
Richard Bongania, responsable d’une fondation humanitaire active auprès des populations vulnérables, tire également la sonnette d’alarme.
Il estime qu’une intervention rapide des pouvoirs publics est indispensable pour éviter une détérioration supplémentaire des conditions de vie de ces familles.
« Ces compatriotes ont fui les conflits dans l’espoir de trouver protection et assistance. Il est nécessaire que des mesures concrètes soient prises pour répondre à leurs besoins les plus urgents », plaide-t-il.
De leur côté, plusieurs déplacés appellent le gouvernement à renforcer la transparence dans la gestion et la distribution de l’aide sociale destinée aux victimes des conflits.
Ils souhaitent que les futurs programmes d’assistance soient mis en œuvre de manière équitable afin de garantir une prise en charge effective de l’ensemble des bénéficiaires.
Alors que la crise sécuritaire continue d’alimenter les déplacements de populations dans l’Est de la République démocratique du Congo, la situation des déplacés installés à Kinshasa met en lumière les défis humanitaires auxquels le pays reste confronté.


























































