Dans une interview accordée au journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, le président du parti Envol explique qu’il devait se rendre à l’étranger afin de poursuivre un traitement médical consécutif aux blessures qu’il affirme avoir subies lors de la manifestation du 12 juin.
Selon ses déclarations, les agents de la DGM ne lui ont fourni aucune décision écrite ni motif officiel justifiant cette mesure. Ils se seraient limités à lui indiquer qu’il devait se présenter devant la Cour de cassation.
« Aucun document ne m’a été remis et je n’ai reçu aucune convocation préalable », a soutenu l’opposant.
Delly Sesanga estime que cette décision constitue une violation de son droit fondamental à la libre circulation, garanti par la Constitution de la République démocratique du Congo. Il qualifie cette interdiction de quitter le territoire d’acte arbitraire et annonce son intention d’engager les démarches nécessaires pour faire reconnaître ses droits.
L’ancien député affirme par ailleurs que, si une procédure judiciaire est engagée à son encontre, les autorités disposent de toutes les informations permettant de le joindre dans le respect des procédures prévues par la loi.
Évoquant sa situation personnelle, il affirme qu’elle illustre, selon lui, les difficultés auxquelles de nombreux Congolais sont confrontés dans leurs rapports avec certaines institutions publiques.
À ce stade, les autorités congolaises, notamment la Direction générale de migration et la Cour de cassation, n’ont pas publiquement réagi aux déclarations de Delly Sesanga.


























































