Cette déclaration d’Adolphe Muzito a été faite à l’issue d’une audience que Mme Leila Zerrougui lui a accordée ce jeudi 14 janvier au Quartier général de la MONUSCO, en compagnie de cinq autres membres de sa plateforme.
« Nous sommes venus voir Mme Zerrougui pour lui faire échos du mécontentement de la population. Comme vous le savez, à l’Est du pays, dans l’Ituri mais principalement à Beni, beaucoup de tueries, beaucoup de massacres. La population ne se sent pas protégée par l’armée nationale, par les services de sécurité, mais aussi par la MONUSCO. Elle demande même que la MONUSCO puisse s’en aller. Elle a essayé de nous expliquer les efforts que fait la MONUSCO, mais nous, nous sommes d’avis que ce n’est pas suffisant », explique Adolphe Muzito.
Mais, pour l’ancien Premier ministre, la solution durable aux violences enregistrées notamment en Ituri et à Beni, passe par la mise en place des institutions légitimes :
« Mais aussi de l’entretien avec elle, nous avons pu tirer notre propre conclusion, en tant que Lamuka, que la MONUSCO peut faire même mille ans dans ce pays, elle ne viendra pas à bout du problème de l’Est du pays. Et que par conséquent, il faut d’abord l’Etat congolais. Un Etat signifie la légitimité des institutions, la légitimité des animateurs, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. »a-t-il conclut au micro de nos confrères de la Radio Okapi.
Arielle BwinjaHi



























































