Dans une déclaration rendue publique à Kinshasa, mercredi 15 juillet 2026, cette organisation de défense des droits humains et de promotion de la bonne gouvernance met en garde contre les conséquences d’un décalage entre les formations dispensées dans les établissements scolaires et les compétences désormais recherchées sur le marché de l’emploi.
Selon le PCDBG-BR, la révolution numérique transforme rapidement le monde du travail. Si certains métiers évoluent ou disparaissent progressivement sous l’effet de l’automatisation, de nouvelles professions émergent dans des domaines liés notamment aux technologies numériques, à l’intelligence artificielle, à la cybersécurité, à la robotique, aux énergies renouvelables et à l’innovation.
L’organisation estime que cette mutation constitue un défi majeur pour la République démocratique du Congo, où le chômage et le sous-emploi des jeunes demeurent préoccupants. Elle considère qu’une anticipation des besoins futurs est indispensable afin d’éviter que de nombreux diplômés ne disposent de qualifications devenues insuffisamment adaptées aux exigences du marché national et international.
Le Parlement Citoyen rappelle également que l’article 43 de la Constitution garantit aux parents le droit de choisir le mode d’éducation de leurs enfants. À ses yeux, cette prérogative s’accompagne d’une responsabilité consistant à orienter les jeunes en tenant compte des évolutions scientifiques, technologiques et économiques plutôt que des seuls critères traditionnels ou du prestige associé à certaines professions.
L’organisation encourage ainsi les familles à privilégier les filières porteuses, notamment les sciences, les technologies, l’ingénierie, les mathématiques (STEM), la santé, l’agriculture moderne, l’environnement, la transformation numérique, l’entrepreneuriat et les métiers où les compétences humaines, telles que la créativité, l’éthique, le leadership et le sens des relations sociales, demeurent essentielles.
Dans sa déclaration, le PCDBG-BR insiste sur le fait que l’intelligence artificielle ne doit pas être considérée uniquement comme une menace pour l’emploi, mais également comme une opportunité de développement pour les pays capables de préparer efficacement leur jeunesse. L’organisation estime que les futurs professionnels devront apprendre à utiliser ces outils comme des leviers de performance plutôt que de les subir.
À cet effet, elle recommande au Gouvernement d’élaborer une stratégie nationale d’adaptation de l’éducation aux réalités de l’économie numérique, de renforcer les investissements dans les infrastructures technologiques, les laboratoires scientifiques ainsi que les centres de recherche.
Le ministère de l’Éducation nationale est, pour sa part, invité à moderniser les programmes scolaires en y intégrant les compétences numériques, la programmation, l’intelligence artificielle, la robotique, la pensée critique, l’éducation financière et l’entrepreneuriat. L’organisation préconise également un renforcement des services d’orientation scolaire dès le début du cycle secondaire.
Le ministère de la Jeunesse est appelé à promouvoir les métiers émergents, à soutenir les incubateurs et les initiatives entrepreneuriales des jeunes afin de développer une culture de l’innovation et du patriotisme économique.
Le PCDBG-BR encourage par ailleurs les enseignants à adapter progressivement leurs pratiques pédagogiques aux nouvelles technologies et invite les partenaires techniques et financiers à soutenir la modernisation des établissements scolaires ainsi que la formation des enseignants.
Aux élèves et étudiants, l’organisation recommande de développer des compétences numériques, d’apprendre les langues internationales, de maîtriser les outils d’intelligence artificielle et de cultiver l’esprit d’innovation, tout en faisant de l’éthique, du travail et de l’excellence les piliers de leur parcours professionnel.
En conclusion, le Parlement Citoyen lance un appel à l’ensemble des acteurs de la société congolaise afin que l’éducation soit repensée à la lumière des mutations technologiques du XXIᵉ siècle. Pour l’organisation, préparer la jeunesse aux métiers de demain constitue désormais une condition essentielle du développement durable, de la compétitivité économique et de la souveraineté de la République démocratique du Congo.


























































